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Maudits Français

Maudits Français!!!!

 Nous sommes dans un petit bout de France! Arrivés par avion à New York City, aux USA, nous avons roulé plein nord pour rejoindre le Canada, et plus précisément nos amis Val & Greg, émigrés de longue date dans la Belle Province. Sur le continent nord-américain, les limitations de vitesse rendent les voyages par la route assez longs, et nous avons BEAUCOUP de temps pour observer les mornes plaines qui s’étirent gentiment entre Big Apple et la frontière canadienne. Le passage de cette dernière se fait sans encombre, et nous acclimate par la même occasion au chantant accent des habitants de cette flaque francophone dans un océan de langue anglaise. Le choc thermique fait partie du dépaysement, les 11°F affichés par notre auto représentent -11°Celsius…. une température moyenne l’hiver dans ce coin du Québec. Nous avons fait quelques courses de vêtements chauds dans le saint des saints, chez Patagonia, à Ventura en Californie, mais nous savons déjà que nous passerons rapidement chez les vendeurs de chaussures et d’accessoires chauds pour Alix, qui a bien grandi, et aura bien besoin d’être isolée des rudesses montréalaises!

 Nous n’avons pour cette étape aucun programme prédéfini, et nous nous laissons donc guider par le rythme et les conseils de nos hôtes-amis. Nos enfants respectifs ont la joie de se retrouver et se calent rapidement sur cette nouvelle tranche de vie, et nous partons à la découverte de Montréal, île-cité naviguant entre chaleurs étouffantes l’été, et hiver polaire.

 A cet effet, des galeries souterraines ont été creusées au fil des ans, et l’on peut ainsi passer des journées entières, magasiner et marcher 33km sans avoir à combattre les rigueurs de l’hiver. Le parc de Montroyal est évidemment recouvert d’un blanc manteau et les habitants comme les touristes profitent pour patiner, skier, ou simplement flâner en observant les écureuils qui cherchent de la nourriture. Alix se met au patin à glace aussi facilement qu’elle pratiquait les châteaux de sable il y a quelques jours sur les plages encore tièdes de Californie, nous montrant encore et toujours son étonnante capacité d’adaptation aux conditions d’hébergement, de température, d’environnements culturel et social…

 

Le ski nord-américain a son berceau dans les Laurentides, une région boisée, parsemée des lacs et de collines qui s’étend au nord de Montréal. Nous nous évadons de la vie (sub)urbaine pour une escapade de quelques jours dans cette magnifique région, et retrouvons l’un de mes confrères, distribuant les mêmes produits que moi au Canada, le temps d’un brunch dans son village natal, avec petite visite historique à la clé.

 

Nous aurons eu la chance de pouvoir rencontrer une partie du « réseau » de mes confrères à travers le monde, et aurons ainsi bénéficié de conseils sur mesure, à notre grande joie, et notre grand intérêt. Notre destination finale est Mont Tremblant, une station de ski créée de toute pièce par le groupe canadien Intrawest. Ce dernier décrit l’endroit comme la plus européenne des « resorts » (ici, on parle de centre de villégiature!) du nouveau monde, nous avons quant à nous plutôt  l’impression d’entrer dans un parc d’attraction, plus éloigné que tout ce que nous connaissons d’un village de nos Alpes. Tout est vraiment neuf, et faussement vieilli, et nous nous amusons de ce décalage entre la manière qu’ont les américains de nous représenter, et celle que nous avons de vivre…

 

En tout état de cause, luge, bonhommes de neiges, patin à glace se conjuguent dans toutes les langues, et nous nous amusons comme des fous, encore étonnés d’entendre parler français autour du nous, habitués que nous sommes devenus à la langue de Shakespeare.

La fin de notre aventure approche à grands pas, et nous revenons doucement (j’allais dire douloureusement) vers la réalité de notre futur. Je reprendrai le travail dans 15 jours exactement, et ce déjeuner confraternel m’a remis la tête dans d’autres sphères que celles à laquelle cette dernière était habituée…. Cette reprise de conscience se fait toutefois en douceur, nous avons également repris contact avec la classe d’Alix, qui fera sa rentrée des classes avec un peu de retard, le 11 mars!

Mais nous profiterons malgré tout à fond de notre dernier échange de maison, qui se déroulera dans quelques jours à Chelsea, petit quartier branché de New York City, alors qu’Adam et Rebecca viendront profiter de la neige française dans une station très européenne, dans notre appartement de Flaine! Et je vous donne ainsi, chers lecteurs, un dernier rendez-vous depuis notre futur petit coin de paradis de la 24ème rue!

 

Bye Bye l’Australie !

L’Australie, c’est fini (pour cette fois)…  Je vous écris depuis l’aéroport de Perth, WA, où nous attendons notre embarquement dans l’avion en partance pour la Nouvelle-Zélande et Christchurch.

Et nous refermons ainsi une parenthèse OZ (OZ = australien/australienne, N.D.L.R.) de 6 mois, presque jour pour jour… Myriam et moi partageons ce sentiment bizarre de vague à l’âme et d’excitation. Vague à l’âme dans la mesure où nous nous sommes très bien adaptés à la vie Down Under, à son rythme tranquille, aux paysages extraordinaires et aux rencontres -vous ai-je dit que j’ai croisé, sur la plage de Scarborough, par une fin d’après-midi ventée et fraiche, un de mes clients français, le monde est décidément bien petit!!!!!- et excitation, puisque la Nouvelle-Zélande est un rêve qui pour nous se réalisera dans quelques heures.

Quel bilan pouvons nous tirer de ces 6 premiers mois de vadrouille? Que l’Australie est un très grand pays, que nous n’aurons que peu exploré!

Les tracés rouges ou noirs représentent nos tribulations, en 2 séjours, puisque nous avions déjà écumé le Territoire du Nord et le Queensland lors de précédentes vacances…. Que nous aurons vraiment apprécié, également, du point de vue humain, puisque nous aurons fait de très belles rencontres ici,  rencontres d’un soir ou d’un bar, de français ou de locaux, de partenaires d’échange de maison, de leur amis et amis d’amis…….

Nous aurons aussi validé l’immense intérêt de l’échange de maison dans ce type de voyage, du double point de vue du budget (une maison du type de celle où nous logeâmes ces dernières semaines se loue ici autour des 2000 dollars la semaine), et de l’ »authenticité » de notre vie sur place, avec de vrais voisins, de vraies activités de quartiers comme par exemple la participation d’Alix à de nombreux play groups, où enfants et mamans se rejoignent pour passer du temps ensemble, à des activités psychomotrices diverses, le tout au contact des camarades du coin etc…

Toujours de l’intérêt de l’enfant, Alix aura toujours eu une chambre bien à elle, où elle aura pu passer du temps à jouer, à se développer pour et par elle même. Autant de détails que nous n’aurions jamais pu trouver dans un quelque autre type d’hébergement!

Nous aurons également eu la joie de recevoir la visite d’une première Mamie, et cette dernière de se retrouver logée, c’est le cas de le dire, à la même enseigne, de profiter également de tous ces avantages de la vie « indigène ». Alix aura fait une fête immense à sa grand-mère paternelle, et nous aurons passé une quinzaine de jours à (re)découvrir les magnifiques paysages d’Australie Occidentale.

 

Quelles surprises nous attendent en Nouvelle-Zélande? Après avoir été accueillis comme nous l’avons été en Australie, nous ne nous faisons guère de souci pour la suite. D’autant qu’une de mes relations professionnelles nous ouvrira sa porte après ce long transfert, histoire de recharger un peu les batteries avant notre aventure en camping-car!

 A bientôt!