Hau’oli Makahiki Hou !

Ou, en français, Bonne Année!!!!!!!! Nous vous adressons depuis l’archipel d’Hawaii nos meilleurs voeux pour l’année qui commence, souhaitant que cette dernière soit remplie d’échanges fructueux!

Nous sommes arrivés il y a quelques semaines sur l’île d’Oahu, la plus peuplée de l’état, pour un magnifique échange de maison sur les hauteurs d’Honolulu, la capitale. Nous avons passé Noël avec les parents de Myriam, venus voir leur petite fille au bout du monde, pour un séjour de 3 semaines; nous avions, lors de l’organisation de notre voyage, prévu de recevoir nos parents respectifs, pour que notre petite Alix puisse retrouver sa famille malgré l’éloignement. Nos hôtes d’échange nous ont donc préparé la maison en conséquence, nous avons ainsi eu droit à un Réveillon avec sapin et cadeaux laissés à notre attention,

 

Regroupés autour d’une petite plus qu’heureuse de revoir en chair en en os, après 8 mois d’absence, ses deux jouets préférés!!!!

Le cadeau de Noël pour les Papi et Mamie était….. Un nouvel échange, d’une semaine, sur l’île de Maui, toujours à Hawaii, et nous allons donc profiter de l’hospitalité de Sue et Albert, qui passent l’hiver dans le Colorado, et viendront passer quelques jours dans notre chalet l’été prochain! Maui regroupe tous les clichés tropicaux, et cela nous convient parfaitement. Alix profite de la plage, et nous nous coulons dans le rythme tranquille de cette fin d’année, entre visites, surf, plongée et salades de fruits frais! Pour fêter la nouvelle année (avec 11 heures de retard sur vous, amis restés en Europe!), nous nous dirigeons vers le sommet de l’île, un volcan répondant au nom de Haleakala, pour observer un fabuleux lever de soleil.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée,mais le paysage et l’ambiance sont néanmoins extraordinaires. A 3200m d’altitude, il fait froid, et nous sommes heureux d’avoir le bonnet et la doudoune, que les non-tourdumondistes n’ont certainement pas mis dans leurs valises! Les nuances sur les nuages et la caldeira se succèdent à bon rythme, jusqu’à l’éclosion officielle du jour….

Echange de maison à hawaii

 

Nous serons 2 heures plus tard à nouveau au niveau de la mer, par 28°C, pour admirer les surfers de la mythique plage d’Ho’okipa….

 Sacré contraste, pour dire le moins!

 

Maui, comme toutes les îles du Pacifique, possède une côte au vent, souvent très verte, très érodée et très humide, et une côte sous le vent, la plupart du temps sèche et ventée. Nous nous promenons ainsi en passant d’un climat à l’autre, en choisissant s’il pleut ici de faire quelques kilomètres pour profiter là du beau temps! Maui recèle aussi un aquarium de renommée internationale, et Alix nous fait un festival, en courant d’un bassin à l’autre, en tirant par la manche ses grands-parents, pour aller voir qui les tortues, qui les requins, dans un enthousiasme communicatif!

 

Nos amis les bêtes nous offrirons également un spectacle ébouriffant, les baleines sont en effet également en villégiature dans les eaux chaudes de ce coin du pacifique, et « éduquent » leurs petits en faisant d’énormes sauts hors de l’eau…

 

Comme vous le lisez, nous ne nous ennuyons pas sous ces cieux cléments, mais nous préparons néanmoins notre prochaine étape, en Californie, qui ne fera, un fois n’est pas coutume, pas appel à l’échange de maison, puisque nous avons choisi le camping-car pour visiter une partie de cet immense état, entre San Francisco et Los Angeles!

Et je tenterai, au gré de nos divagations, de vous tenir au courant,

A bientôt!

 

Noël au Balcon!!

Nous sommes à Hawaii, et je puis garantir la météo de ce Noël qui ne sera pas blanc!!!

Nous sommes, après un long transfert via l’Australie, arrivés dans l’archipel et sur l’île d’Hawaii il y a déjà quelques semaines, et profitons à fond de la clémence de l’hiver sous ces latitudes. Entre 22 et 28° la nuit et le jour, quel que soit le temps qu’il fait, 25° dans l’eau…. nous voici enfin en mesure de sortir les maillots!!! Nous aurons finalement navigué entre des printemps, des automnes et des hivers tout au long de ce voyage, qui, en 10 mois, ne nous aura pas laissé vivre un été. Mais je crache dans la soupe, auriez-vous raison de penser.

L’île d’Hawaii, sur laquelle nous échangeons notre maison avec Sandra, est la plus grande île de l’archipel, et la plus récente. A elle seule, elle peut contenir toutes les autres îles sur son territoire, et elle peut se targuer de continuer à grandir chaque jour, puisque des coulées de lave se déversent continuellement, accroissant ainsi sa superficie!!! Plus récent et plus actif volcan de la planète, le Kilauea est en éruption depuis de nombreuses années, il offre une vue fantastique sur un lac de lave, notamment au crépuscule,

 

Et ses « cousins » déversent donc leur lave jusque dans la mer, dessinant une somptueuse côte. Certaines coulées sont très récentes, et Alix peut ainsi s’offrir le luxe de fouler un sol presque plus jeune qu’elle!!! Les éruptions successives nous obligent parfois à nous dérouter,

Mais le spectacle offert par notre bonne vieille terre est constant. Nous croiserons ainsi des plages de sable vert, des prairies entières recouvertes de différentes sortes et formes de lave qui, ayant refroidi plus ou moins rapidement, laissent une empreinte différente à leur passage. Certaines particules de lave ont été pulvérisées au contact de l’eau, et forme des plages d’un sable plus noir que du charbon, qu’affectionnent particulièrement les tortues de mer pour réchauffer plus efficacement leur température d’animal à sang froid.

Alix adore le spectacle (et nous également) de ces tortues, dont nous pensions qu’elles ne revenaient sur la terre ferme que pour pondre et nicher, qui montent de manière si pataude sur la plage, elles qui, sous l’eau, sont si gracieuses.

L’île d’Hawaii est très variée, elle est surnommée le petit continent, puisque l’on peut y trouver 10 des 15 climats existant sur la terre, subtropical, désertique, et même subarctique! Le point culminant se trouve en effet dépasser allègrement les 4208m, et il n’est pas rare que les nombreux dômes des télescopes qui s’y trouvent soient recouverts de neige, même en été…

La côte au vent de l’île reçoit ainsi de très fréquentes et importantes précipitations, tandis que la côte sous le vent est quasi désertique, seules quelques herbes arrivent à braver les forts courants thermiques que lèvent les différences de températures en air et eau.

Notre séjour chez Sandra se déroule merveilleusement, nous occupons sa « Guest House », et avons ainsi partagé beaucoup de temps avec elle. Elle viendra nous rendre visite pour sa part de l’échange l’été prochain, accompagnée d’une partie de sa famille!

Nous alternons des journées entières passées à visiter les nombreuses plages des alentours, ou trainons délicieusement autour de la piscine, Alix s’en donnant à coeur joie dans tous les cas! La découverte du milieu aquatique continue pour elle comme pour nous, et nous pratiquons kayak, stand up paddling, plongée sous-marine et observation des récifs coralliens en palmes, masque et tuba. Certaines plages ont célèbres pour les raies Manta, et nous aurons donc la chance de pouvoir observer ces majestueuses raies dans leur milieu naturel, au moment de leur repas, composé du plancton qu’attirent nos lampes…

Nous retrouvons à Captain Cook (c’est en effet sur cette côte que le fameux explorateur a rencontré sa fin) Alain, un de nos amis, connu à Annecy, qui s’est établi ici il y a quelques années, et a créé un centre de plongée. Les plongées sont très différentes de celles effectuées dans le lac d’Annecy en plein hiver, et nous avons plaisir à nous retrouver de temps à autre pour « parler du pays »! Alain se fait parfois envoyer du reblochon, lorsque le mal du pays gagne, et la postière ici n’est jamais très heureuse d’avoir à gérer ces odorants colis……

Le temps s’écoule donc gentiment, et nous ferons donc dans les prochains jours un saut de puce pour rejoindre notre prochain échange de maison, à Honolulu, où nous passerons 3 semaines chez Sue et Greg, qui sont déjà venus à Cluses au tout début de notre périple. Il sera aussi temps de préparer Noël, ainsi que l’arrivée prochaine des grands-parents maternels d’Alix, qui nous rejoignent pour les fêtes. Le sapin de Noël aura sans doute la forme d’un palmier, bien que les Père Noël soient légions le long des rues, nous rappelant que l’hiver est rude dans d’autres coins du monde!

Si notre emploi du temps le permet, je tenterai, chers lecteurs, de vous tenir au courant de ces fêtes un peu particulières, à la fois très loin d’une partie de la famille, et très proche d’une autre. Sans oublier les visites, de Pearl Harbour notamment, et quelques sessions de surf ou de farniente!

 

Bonnes fêtes à tous,

Nous vous offrons cet hallucinant coucher de soleil,

Laurent, Myriam et notre petite Alix!

La Nouvelle Zélande…

Nous voici en Nouvelle-Zélande! Myriam et moi rêvions de ce pays depuis fort longtemps, et notre patience est, depuis bientôt 3 semaines, largement récompensée…

Comme je crois vous l’avoir déjà dit, nous avons choisi pour visiter l’ile du Sud de louer un petit camping-car, afin de jouir d’un maximum de mobilité. Nous sommes accueillis à notre arrivée à Christchurch par Martin, une de mes relations de travail, chez qui nous passerons les 2 premières nuits de notre séjour, pour nous reposer d’un voyage un peu compliqué, et profiter de l’hospitalité Kiwi. Notre première soirée verra notre « intronisation » en tant que membres honoraires d’une confrérie nommée “HASH HOUSE HARRIERS”, dont les membres se rencontrent régulièrement pour boire de la bière et randonner….. Nous buvons et marchons donc, tout en picorant auprès de nos compagnons de promenade des idées d’itinéraires et de visites…

La découverte de Christchurch est pour nous une immense surprise, nous avions comme tout le monde entendu parler d’un tremblement de terre meurtrier, vite oublié par les media, et donc par le public, suite à l’accident nucléaire de Fukushima. La réalité de l’après-catastrophe nous frappe comme une gifle, le centre ville est toujours dévasté, des immeubles en lambeaux attendent une démolition prochaine, des terrains vagues sont autant d’anciens emplacements de maison ou de tour de bureaux, des quartiers résidentiels entiers ont été effacés de la carte, et les maisons qui restent debout affichent des angles tout à fait improbables. La reconstruction se fait très lentement, et nous demandons sans vraiment obtenir de réponse où ont été relogées les victimes du séisme…. L’émotion de notre hôte est, comme vous pouvez l’imaginer, palpable, et communicative…

Nous quittons donc Christchurch pour une balade de 3000km, traversant des paysages extraodinairement variés. La plaine côtière

Cède sa place à un paysage montagneux,

Où lacs et massifs enneigés se succèdent. Cette fin de printemps austral est tardive, et nous croiserons au long de notre périple quelques flocons de neige….

La Nouvelle-Zélande est un pays tout récent (d’un point de vue européen), et peu peuplé, 4 millions d’habitants. Seul 1 million de personnes (et 7 fois plus de moutons) résident sur l’île du Sud, et nous ne croiserons donc que peu de locaux, tous plus charmants et avenants les uns que les autres. De ce rude mode de vie découle une gentillesse et une ouverture à l’autre qui nous ravissent.

Bien qu’à des latitudes comparables à celles de la France, autour des 45°, le climat est ici très différent, à une altitude donnée. « Nos » glaciers descendent jusque vers 1200 ou 1300m, alors qu’ici, il suffit de faire quelques km depuis la plage pour aller contempler une langue glacière, à 250m d’altitude!

Les approches qui permettent de rejoindre ces glaciers ne sont guère alpines, vous l’imaginez, cher lecteur, et nous traversons donc des forêts pluviales, et les chemins sont flanqués de superbes fougères arborescentes qui culminent à une bonne quinzaine de mètres de hauteur….. Nous sommes vraiment à cent lieues de « notre » bon vieux Glacier des Bossons….

Nous alternons ainsi mer et montagne, pour notre plus grande joie, et admirons des côtes déchiquetées, avec en arrière plan des montagnes enneigées.

Après cette « éprouvante »errance, nous retrouvons le confort d’une maison grâce à Ashley, avec qui nous échangeons pour un peu plus de 15 jours à Auckland, toujours en Nouvelle-Zélande. Ce sympathique octogénaire a fait ses valises (il va s’installer chez des amis) pour nous laisser jouir de sa maison, et nous ferons de même lorsqu’il viendra en Septembre 2013 pour sa moitié d’échange non simultané. La maison est, comme d’habitude depuis le début de nos échanges, idéalement placée, à quelques centaines de mètres de la plage, et quelques km du centre ville d’Auckland. Alix dispose d’un immense parc, et d’un terrain de jeux aménagé, à 30 secondes de marche; nous reprenons ainsi notre train-train quotidien, de balades, de siestes, de rencontres avec d’autres parents (et d’autre adhérents d’Homelink Holly et Peter, avec lesquels nous n’avons pu finalisé d’échange, mais qui nous ont fait découvrir leur magnifique environnement!),

Et toujours quelques escapades d’un ou deux jours, ici par exemple à Rotorua, région volcanique aux couleurs extraordinaires,

Une bienheureuse routine, en somme! Notre rythme va bientôt commencer à s’accélérer, avec des échanges qui seront sur une cadence de 2 ou 3 semaines, et c’est bien au chaud, entre 2 plongées ou sessions de surf, que je vous raconterai la suite de nos aventures, depuis Hawaii, où nous passerons les fêtes, avec les grands-parents maternels d’Alix!

A bientôt!

Bye Bye l’Australie !

L’Australie, c’est fini (pour cette fois)…  Je vous écris depuis l’aéroport de Perth, WA, où nous attendons notre embarquement dans l’avion en partance pour la Nouvelle-Zélande et Christchurch.

Et nous refermons ainsi une parenthèse OZ (OZ = australien/australienne, N.D.L.R.) de 6 mois, presque jour pour jour… Myriam et moi partageons ce sentiment bizarre de vague à l’âme et d’excitation. Vague à l’âme dans la mesure où nous nous sommes très bien adaptés à la vie Down Under, à son rythme tranquille, aux paysages extraordinaires et aux rencontres -vous ai-je dit que j’ai croisé, sur la plage de Scarborough, par une fin d’après-midi ventée et fraiche, un de mes clients français, le monde est décidément bien petit!!!!!- et excitation, puisque la Nouvelle-Zélande est un rêve qui pour nous se réalisera dans quelques heures.

Quel bilan pouvons nous tirer de ces 6 premiers mois de vadrouille? Que l’Australie est un très grand pays, que nous n’aurons que peu exploré!

Les tracés rouges ou noirs représentent nos tribulations, en 2 séjours, puisque nous avions déjà écumé le Territoire du Nord et le Queensland lors de précédentes vacances…. Que nous aurons vraiment apprécié, également, du point de vue humain, puisque nous aurons fait de très belles rencontres ici,  rencontres d’un soir ou d’un bar, de français ou de locaux, de partenaires d’échange de maison, de leur amis et amis d’amis…….

Nous aurons aussi validé l’immense intérêt de l’échange de maison dans ce type de voyage, du double point de vue du budget (une maison du type de celle où nous logeâmes ces dernières semaines se loue ici autour des 2000 dollars la semaine), et de l’ »authenticité » de notre vie sur place, avec de vrais voisins, de vraies activités de quartiers comme par exemple la participation d’Alix à de nombreux play groups, où enfants et mamans se rejoignent pour passer du temps ensemble, à des activités psychomotrices diverses, le tout au contact des camarades du coin etc…

Toujours de l’intérêt de l’enfant, Alix aura toujours eu une chambre bien à elle, où elle aura pu passer du temps à jouer, à se développer pour et par elle même. Autant de détails que nous n’aurions jamais pu trouver dans un quelque autre type d’hébergement!

Nous aurons également eu la joie de recevoir la visite d’une première Mamie, et cette dernière de se retrouver logée, c’est le cas de le dire, à la même enseigne, de profiter également de tous ces avantages de la vie « indigène ». Alix aura fait une fête immense à sa grand-mère paternelle, et nous aurons passé une quinzaine de jours à (re)découvrir les magnifiques paysages d’Australie Occidentale.

 

Quelles surprises nous attendent en Nouvelle-Zélande? Après avoir été accueillis comme nous l’avons été en Australie, nous ne nous faisons guère de souci pour la suite. D’autant qu’une de mes relations professionnelles nous ouvrira sa porte après ce long transfert, histoire de recharger un peu les batteries avant notre aventure en camping-car!

 A bientôt!

Bienvenue au Far West!!!!!

Et oui, nous voici parvenus dans l’état le plus à l’ouest du continent australien, la bien nommée Australie Occidentale, WA (Western Australia) pour les locaux, et pour la suite. L’expression de Far West prend ici tout son sens, nous sommes en effet dans un état où la population est à peine supérieure à 2 millions d’habitants, dont 1,5 millions résident à Perth, sa capitale. L’on n’a fêté ici il n’y a que quelques années le simple fait de compter une âme par mile carré….. Perth dispute avec Honolulu, à Hawaii, le titre de grande ville la plus isolée de la terre……Ce qui laisse beaucoup de place dans cet état qui couvre le tiers du territoire australien.

Far West encore car nous sommes encore en pleine ruée vers l’or, que l’on trouve parfois sous forme de pépites reposant au sol, et de nombreux métaux précieux. Le boom minier se sent partout, dans les prix, qui explosent, et dans la population, composée majoritairement d’une classe moyenne liée à l’industrie minière d’une façon ou d’une autre….

Voici donc le tableau brossé. Nous avons été accueillis à notre arrivée à l’aéroport de Perth par des amis de nos partenaires d’échange de maison, avec lesquels nous avons rapidement sympathisé, et passons pas mal de temps. La maison se situe dans quartier de Perth nommé Subiaco, récemment gentrifié, très facile d’accès par le train, bus ou simplement à pied. Un vrai régal pour notre petite famille, qui n’est ainsi pas obligée de prendre la voiture (que nous avons également échangée) pour le moindre déplacement. Les rues sont peu passantes, et Alix parfait son équilibre en faisant de la trottinette, emprunté aux petits enfants de nos partenaires.

Nos premières semaines ont passé vite, notamment à découvrir notre environnement immédiat, et les nombreux parcs nationaux qui ourlent la ville. L’océan Indien est à quelques minutes de voiture, les couchers de soleil sont merveilleux, le surf agréable, et les aires de jeux, comme d’habitude, nombreuses et parfaitement entretenues, de quoi satisfaire les attentes de toute la famille!!!

Alix est repartie dans sa « routine », en participant à de nombreux « play groups », en allant le vendredi matin aux lectures dédiées aux enfants de la bibliothèque municipale, ou encore à la gym, pour faire comme Maman! Châteaux de sable et baignades sont de nouveau au programme, l’hiver est définitivement derrière nous, bien qu’il ai neigé il y a quelques jours dans la banlieue de Sydney!!! Un immense parc se trouve au cœur de la ville de Perth, et nous profitons également des animations organisées autour du festival des « Fleurs Sauvages », pour assister à des spectacles en plein air, ou simplement faire du bushwalking en plein centre ville.

La saison de floraison des fleurs sauvages bat donc son plein, elle attire de nombreux touristes venus admirer des champs colorés de jaune, de rose, de pourpre, et qui retomberons dans quelques semaines dans un anonymat quasi désertique. Les contrastes sont en effet saisissants, ces plantes poussent dans des endroits arides et désertiques, et je me doute que de nombreux voyageurs estivaux ne peuvent croire à cette réalité printanière et fleurie.

Comme il pleut malgré tout de temps à autre, nous hantons également les musées de la ville, qui sont pour la plupart, comme au Royaume-Uni, gratuits, et profitons d’une exposition d’art moderne prêtée par le MOMA, musée d’art moderne de New York City, en nous disant que si nous n’avons pas compris une toile, nous pourrons toujours retourner la voir lorsque nous serons sur place!

Dans la mesure où les distances sont ici énormes entre deux points d’intérêt, nous avons décidé de louer un camping car, pour la 3ème fois de notre séjour Down Under, et partons plein nord, à plus de 1000km de là, pour un endroit aussi reculé que magique, Monkey Mia. Cette longue route se fait en 5 jours,

Et nous comprenons parfaitement le sens du mot « isolement »….. Monkey Mia et Shark Bay étaient depuis longtemps dans mon collimateur, notamment en raison des dauphins résidant dans la baie, qui viennent à heure quasi fixe au bord de la plage pour observer les humains….. Alix rencontre ainsi ses premiers dauphins, et nous approchons ces derniers (ce sont plutôt eux qui s’approchent de notre kayak avec curiosité) d’un ou deux mètres… Un moment magique, qu’Alix n’absorbe sans doute pas à sa juste valeur, mais dont ses parents jouissent pleinement.

                          

Monkey Mia est aussi et surtout une plage magnifique, nous avons l’impression de nous retrouver en Polynésie, avec des couleurs de mer et de ciel complètement fantastiques.

Les rencontres sont donc, vous l’aurez compris, peu nombreuses, nous passons des heures sur la route sans croiser âme qui vive, nous régalant au passage de la faune et de la flore locales, fleurs sauvages, émeus et kangourous.

Notre périple dans le périple nous emmène dans l’Australie profonde, nous observons le mode de vie des pionniers (c’était il y a moins de cent ans!), en visitant d’anciennes fermes maintenues en état à cet effet, comme ici dans le François Péron National Park (les français ont exploré la côte ouest de WA, comme vous le voyez).

Le second point d’orgue de notre semaine se situe à -seulement- 300km de Perth, il s’agit du désert des Pinnacles, un ensemble de plusieurs milliers de troncs calcifiés, toujours debout, se dressant dans une lande semi-désertique non loin de l’Océan. La météo, variable pour dire le moins, nous permet d’admirer les lieux en restant presque secs, mais surtout en profitant d’une lumière extraordinaire, mélange de soleil couchant, d’orage et d’arc en ciel. Un délice pour les yeux,

                       

Que nous retournerons sans doute admirer avec Mamie!

Et oui, Alix attend en effet avec une impatience croissante l’arrivée très prochaine (demain, en fait) de sa Grand-Mère Roberte, qui fera, à 77 ans, le voyage depuis Genève…. seule, et sans parler anglais!!!! Nos partenaires d’échange de maison, Bob et Diane, nous ont préparé sa chambre, et nous avons déjà pu, grâce à Skype, lui faire visiter les lieux! Alix s’est fendue de quelques peintures pour accueillir comme il se doit cette courageuse Mamie, et nous nous attendons donc à passer les 2 dernières semaines de notre séjour en WA avec encore plus de cris de joie que d’habitude…. Cette Mamie était en effet institutrice, et elle sait y faire avec Alix, vous pouvez me croire….

Et voilà, cher lecteur, un condensé de nos aventures au Far West!  Notre prochaine étape n’aura guère à voir avec l’échange de maison, puisque nous passerons les 3 premières semaines de notre séjour en Nouvelle-Zélande en camping car, mais j’essaierai malgré tout de vous tenir au courant des beautés de l’île du Sud!

A bientôt donc!

Adelaide

Nous voici à Adélaïde, and Australie Méridionale, SA pour les Aussies, et pour la suite. Nous avons déjà -que le temps passe vite, même lorsqu’on en a beaucoup- effectué la moitié de notre séjour chez Peter et Heather, nos partenaires d’échange de maison, et profitons de cette fin d’hiver quelque peu rigoureux pour visiter cette partie du pays que nous ne connaissions pas du tout.

Si notre précédente destination nous offrait de magnifique levers de soleil, nous donnons ici plein ouest, et pouvons donc admirer, lorsque le temps le permet, de somptueux couchers sur la mer, dont nous ne sommes séparés que par une rue.

 

Alix s’est tout de suite sentie à l’aise dans cet appartement garni de jouets, puisque Peter et Heather sont des grands-parents qui ont la chance de voir leurs petits-enfants régulièrement, et que ces derniers sont peu ou prou de l’âge de notre petite. Sa chambre est ainsi une caverne d’Ali Baba, ou se mêlent de nombreux livres, peluches, et jouets divers. Comme partout Down Under, l’aire de jeu la plus proche est à 2 minutes de marche!

 

La résidence est installée au sud d’une immense plage, que nous parcourons dès que nous avons un moment de libre. Nous y avons déjà observé des dauphins, une otarie, et même des baleines australes, à notre grande surprise, puisque nous nous trouvons dans un golfe, assez éloignés de la mer « ouverte »….

Les possibilités de promenade à la journée sont ici infinies, nous sommes en effet au coeur de l’Australie viticole, avec Barossa, Clare, McLaren Vale à une petite heure de route. Le sud de la péninsule de Fleurieu est facilement accessible, et offre de magnifiques paysages, des ports baleiniers reconvertis au tourisme, où les cétacés, décidément peu rancuniers, reviennent s’ébattre (ici, une baleine nageant sur le dos!).

Cette côte granitique n’est pas sans rappeler la Bretagne, mais les Pins de Norfolk, espèce endémique, font la différence. De nombreux Petits Pingouins habitent aux alentours de Victor Harbour,  Alix adore prendre la pause aux côtés de ces petites bêtes (ne lui dites pas qu’il s’agit de statues!!!….).

Nous avions dans l’idée d’être beaucoup plus mobiles que lors de nos échanges de maison précédents, et nous nous organisons de manière à faire 3 séjours d’une semaine dans la région.

Notre première destination sera Kangaroo Island, surnommée la Galapagos australienne, une île qui, bien que n’étant éloignée que de 14km du continent, ne reçoit qu’une pression écologique minimale de la part de l’homme. Quelque milliers d’habitants vivent en harmonie avec les moutons, les kangourous et quelques espèces endémiques, et nous parcourons les pistes de l’île en en prenant plein les yeux. Les paysages sont sublimes,

 

La faune est facile d’accès,

 

Nous parcourons ce paradis en considérant la chance qui est la nôtre de pouvoir le fouler.

Nous avons choisi un hébergement par le bais des Parcs Nationaux australiens, et logeront dans l’ancien cottage d’un gardien de phare, et dans une « maison », construite à la fin du 19ème, pour accueillir les fils du fermier local:

Dans les deux cas, des formules on ne peut plus éloignées de l’hôtel, avec un charme fou et la sensation de voyager aussi un peu dans le temps…..

A peine remis de ces émotions, nous repartons pour un séjour d’une semaine dans l’outback, en camping car cette fois-ci, pour retrouver des paysages sauvages et arides, des kangourous et des émeus par centaines, et aussi quelques australiens, bien moins nombreux que les précédents!

Cette morte saison touristique est à la fois un avantage et un inconvénient, nous n’avons strictement pas besoin de réserver quoi que ce soit, mais les rencontres sont rares…..

Rencontres nous faisons néanmoins, avec des adhérents d’Homelink que nous avons contacté à un moment donné, mais avec lesquels, pour une raison ou pour une autre, nous n’avons pas finalisé d’échange de maison. Nous passons ainsi du temps avec Teresa et Norman, qui habitent une charmante maison à 2 pas du centre d’Adélaïde.

Nous devions échanger avec eux nos maisons, mais Norman s’est cassé la jambe, et les complications furent nombreuses, empêchant le couple de se rendre en France…. Ils nous attendaient donc de pied ferme, avec de multiples conseils de visites, des coupons de réduction, et un excellent vin de la Vallée de Barossa…..

Nous rencontrons également Kathy et Arch, d’autres Homelinkers, à l’occasion d’un brunch. Kathy est francophile, elle a appris la langue française et la maitrise parfois mieux que nous…. Puisque qu’ils suivent notre blog, ils sont au courant que notre petite Alix a 3 ans ces jours-ci, et elle a donc droit à cadeau, carte d’anniversaire, et même un gâteau avec des bougies à souffler!!!!

Adélaïde est une ville de province d’un million d’âmes. Les musées et galeries d’art sont nombreux, le centre ville est relativement réduit, et la banlieue interminable, comme souvent en Australie. Nous découvrons des Parcs nationaux à quelques kilomètres du centre ville, où les kangourous sont si sauvages qu’ils mangent dans les mains des petites filles….

 

 

Autre point fort de notre séjour, un match de football « Australian Rules », auquel nous assistons grâce aux infos laissées par nos partenaires d’échange. Sans avoir pris le temps de lire des règles de ce sport inconnu sous nos latitudes, nous nous laissons emporter par le spectacle offert par les supporters dans les tribunes, et surprendre par des règles auxquelles nous ne comprenons pas grand chose…. Cette immersion dans la vie de l’australien moyen est une expérience remarquable, et les personnes avec lesquelles nous discutons ont peine à croire que des français ont fait le déplacement!

 

Nous repartons en campervan pour une petite semaine à la découverte du sud de l’état dans quelques jours, tout en commençant d’organiser notre prochaine étape, en Australie Occidentale, où Alix aura la joie de voir sa grand-mère maternelle en chair et en os, pour la première fois depuis 6 mois!

Le printemps sera également au rendez-vous, avec paraît-il des paysages de fleurs sauvages d’une beauté exceptionnelle!

La suite au prochain numéro, donc….

 

Tout à une fin!!!

Il y a parfois dans une vie des connexions bizarres et enchanteresses…

Nous avons passé nos dernières journées à Manly dans une bienheureuse routine, entre jogging, promenades en famille, châteaux de sables et surf. Nous avons beaucoup reçu, Caleb, son ami devenu nôtre Scott, venu tout droit du Colorado, Véronique, notre amie française installée à Sydney depuis 20 ans, et connue sur le -trop- tard….

 

Notre courriel de départ à Julie et Roger, nos partenaires d’échange de maison, a croisé le leur, et l’on pouvait y lire que nous avions simultanément pensé à changer les serrures et le nom sur les boîtes aux lettres…..

C’est donc un peu tristes que nous quittons ce lieu, où nous nous serions bien vus nous installer plus longtemps, beaucoup plus longtemps……..

Rassurez-vous, ce blues d’enfants très gâtés n’a pas duré, et je vous écris depuis la banlieue d’Adelaide, en Australie Méridionale, depuis notre nouveau salon, à une trentaine de mètres de la mer. Oh, je vois même une baleine australe!

 A bientôt!!!

Manly, 3ème étape de notre tour…

Bonjour à toutes et tous, ou plutôt G’day, comme l’on dit par ici!  Notre petite famille est installée depuis quelques semaines à Manly, un quartier de Sydney, où nous resterons jusqu’à la fin du mois de Juillet, avant de nous envoler (brièvement) pour Adelaide et l’Australie Méridionale.

Bien installés dans la maison victorienne que nous avons échangée avec Julie et Roger Dawson, que vous connaissez peut-être pour avoir lu un précédent billet nommé « Les Rencontres », nous profitons de cette demeure âgée d’une centaine d’années, ce qui représente ici une grande page de l’histoire du pays, l’Australie n’ayant, je vous le rappelle été découverte qu’en 1770 par James Cook (vous ai-je dit à ce sujet qu’il n’a jamais mis un pied dans le pays/archipel qui porte son nom?).

C’est une maison tout en longueur, qui donne sur un parc verdoyant, et bien sûr  pourvu d’un terrain de jeu qui plaît particulièrement à notre petite Alix, mais aussi d’un terrain dédié au cricket en été et au rugby en hiver, et enfin d’un terrain de bowling. Le bowling se rapproche ici plus de la pétanque que du « bowling » que nous connaissons, et se joue avec de grosse boules dont le centre de gravité ne se trouve pas au centre de la sphère, histoire de compliquer un peu les choses… Il se joue en tenue, sur un gazon que l’on ne peut qualifier que d’anglais, tant il est ras…

Une balade de quelques minutes nous mène à la mer de Tasmanie, comme on appelle ici l’océan Pacifique. Nous marchons beaucoup dans ce quartier beaucoup plus tranquille que le centre financier de Sydney où nous avons précédemment échangé, avec des rues piétonnes, une grande promenade en bord de mer, et une population à la quelle nous nous mêlons plus facilement. Comme nous avons également échangé la voiture, nous sommes aussi allés explorer les environs de Sydney.

Nous avons donc mis cap au Sud,   pour passer quelques jours dans le parc national de Booderee, pour observer kangourous, baleines et dauphins (d’ailleurs avec plus ou moins de succès!!!…), et mettre à profit notre temps libre pour découvrir le pays plus en profondeur. Nous avons ainsi touché du doigt l’Australie « profonde », plus conservatrice, avec ses églises, ses pickups monstrueux, son accent encore plus marqué, si cela est possible, et surtout de magnifiques et désertes plages de sable blanc.  

Nous sommes également allés visiter les plages du nord, qui se succèdent depuis Manly sur une quarantaine de kilomètres,  et nous avons traversé le Parc National de Ku-Ring-Gai Chase, qui offre depuis West Head une vue fabuleuse sur un dédale incroyable d’îles, de baies, de forêts d’eucalyptus odorants, et de kangourous qui, au dire des panneaux routiers, peuvent traverser inopinément une chaussée.

De nombreux sentier balisés permettent de longues flâneries dans la baie de Sydney, et nous sommes régulièrement de visite à North Head, qui marque l’entrée nord de la Baie de Sydney, où l’on croise à cette époque de l’année de nombreuses baleines migrant vers les eaux chaudes du Queensland pour mettre bas.

C’est aussi un endroit idéal pour voir les ferries entrer et sortir de la baie de Manly, et observer entrer ou sortir des bateaux, ici un navire école de la Marine chilienne.

Le sport a une importance capitale ici en Australie, et les Aussies pratiquent vraiment de l’aube au crépuscule le surf, le kayak, le running. Nous nous sommes donc naturellement mis au diapason, Myriam en pratiquant le jogging, et moi-même en essayant de  devenir un débutant en surf…. le premier apprentissage en la matière étant clairement celui de l’humilité (humiliation, même, dirait Myriam!!!)…

Nous sommes également ces derniers jours allés faire un tour dans les Blue Mountains, un autre Parc National qui se trouve à une centaine de kilomètres à l’ouest de la Sydney.

Katoomba est la ville la plus accessible de ce parc, elle se situe au bord du rim, et il faut pour descendre dans la vallée emprunter des escaliers faisant quand même 300m de dénivelé!!! De nombreux sentiers parcourent Parc National, dont une promenade sur une passerelle qui permet de découvrir la forêt primaire qui couvre ces montagnes (dont le bleu est provoqué par les vapeurs d’eucalyptus), ainsi que des vestiges d’anciennes exploitations minières qui ont depuis été transformés en attractions touristiques, dont un train qui nous a permis de remonter sur le Rim en un temps record, et sur une pente atteignant 52°.

 

Les Parcs nationaux sont ici particulièrement nombreux, et sont aux portes mêmes de la ville. Il faut dire que L’Australie a une superficie équivalente à celle de l’Europe occidentale, mais compte seulement 25 millions d’âmes, ce qui laisse BEAUCOUP d’espace pour protéger des zones en les classant Parc National.

Bien que nous vivions à présent dans la même ville, notre style de vie a radicalement changé. Manly est un quartier résidentiel et touristique, il est un passage obligé dans la découverte de Sydney et de ses environs. Les ferries déchargent ainsi chaque demi-heure leur flot de touristes, venus admirer le Pacifique, la promenade bordée d’araucarias géants,

Les surfeurs et les magasins branchés.

Si les prix de l’immobilier restent complètement fous (il est ici impossible de trouver une maison se vendant moins de 2 millions de dollars australiens, quel que soit son état!), les habitants nous semblent plus accessibles, et plus ouverts.

Ceci étant, nous avons toutes les peines du monde à nouer de vrais liens avec les locaux, exception faite de Caleb, le fils de nos partenaires d’échange, qui passe régulièrement à la maison, partage certains de nos repas, et joue beaucoup avec Alix, notre petite de 3 ans.

Manly est aussi un quartier où réside un certain nombre d’expatriés français, et c’est avec ces derniers que nous échangeons le plus. Et nous sommes les premiers étonnés, notre habitude étant plutôt l’ouverture sur les locaux, de ne nouer finalement de vrais contact qu’avec des français, qui à leur tour nous avouent leur difficulté à s’intégrer ou à intégrer des cercles d’amis australiens.  Il est en effet très aisé d’entamer une conversation dans la rue avec à peu près n’importe qui et sur n’importe quel sujet, mais quasi impossible de dépasser ce stade. Nous faisons néanmoins des connaissances par le truchement de Meetup, un site new-yorkais de socialisation, très actif ici à Sydney, qui permet de participer à des promenades, soirées, dégustations……

Le temps s’égrène entre les leçons de surf, les siestes, les promenades, et nous avons déjà passé plus de la moitié de notre séjour ici à Manly sans nous en rendre compte! Nous profitons vraiment pleinement de ce luxe qui nous est offert de prendre notre temps, de pouvoir trainer sur un canapé de notre salon plutôt que dans un lobby d’hôtel, et d’envoyer Alix jouer dans sa chambre plutôt qu’au miniclub!

 Je vous donne ainsi rendez-vous dans quelques semaines, depuis l’Australie Méridionale, et l’appartement du sud d’Adelaide que nous échangerons avec Peter et Heather Dermody, qui seront en Europe pour des retrouvailles familiales, et la découverte de nos Alpes natales!

L’accueil

Vous pourriez vous poser la question de savoir comment s’organisent nos échanges au jour le jour. Nous sommes à 20000km de notre domicile, et recevrons une vingtaine de personnes chez nous pendant les 5 échanges simultanés que nous gèrerons à distance (sur un total de 8). Nous avons commencé assez simplement à nous organiser, grâce à une simple feuille de calcul, des cellules de couleurs différentes, et un tableau à double entrée (qui, et quand).

 

Cette approche très visuelle nous a permis de communiquer très aisément aux personnes qui seront nos intermédiaires sur place les informations dont elles auront besoin, qui arrive quand, par quel moyen (avion, train, voiture), et combien de personnes doivent-elles être logées… Nous avons également sur le presque même modèle produit un document permettant de nous suivre dans nos pérégrinations, avec adresses précises, N° de téléphone, décalage horaire…. Skype est une aide précieuse, non seulement bien sûr pour garder le contact, mais aussi pour rappeler les détails de chaque échange!

 

A ce sujet, vous pouvez sans doute imaginer que les grands-parents d’Alix n’ont pas vu d’un très bon oeil (et c’est peu dire) notre idée de les séparer de leur petite fille pendant 10 mois, et Skype est réellement un outil fantastique pour communiquer de la manière la plus complète possible. Nous pouvons faire visiter les maisons que nous échangeons, Alix peut jouer avec ses Papy et Mamy presque tous les jours. Ces derniers sont ravis de ces vacations téléphoniques, et se sont même faits à l’idée de venir nous rejoindre quelques semaines, les uns à Perth, les autres à Hawaii!

 Nous avons donc 2 groupes (que nous ne remercierons jamais assez!!!!) pour l’accueil de nos partenaires d’échange de maison, des amis d’une part, et les parents de Myriam d’autre part, ces derniers habitant à quelques km de notre résidence principale.  Ce petit monde ne parle guère anglais, mais arrive malgré tout à se faire comprendre (jusqu’ici….), et nous avons de toute façon laissé dans l’appartement un topo très précis faisant office de mode d’emploi de notre maison.

 

Ce « user’s guide », à destination de nos hôtes, est à la fois synthétique et complet, avec un maximum de photos, une image valant mieux qu’un long discours, il reprend les basiques (que faire du courrier, du linge au départ….), mais aussi en détail le fonctionnement de l’électroménager, souvent assez différent de ce que nous trouvons dans le monde anglo-saxon, notamment, avec d’autres unités de mesure, de l’ordinateur et  de la télévision.

Nous avons également, dans la mesure du possible, téléchargé sur l’ordinateur tous les modes d’emploi de nos appareils électriques en anglais. Chaque fois que cela était possible, nous avons préréglé les menus en anglais, afin que nos partenaires d’échange de maison ne se sentent pas trop perdus.

Le « user’s guide » de la maison comporte aussi bien sûr les numéros d’urgence, pompiers, police, … ainsi que le n° de notre médecin habituel, et celui d’une voisine anglophone, qui sera notre relais dans l’immeuble si la barrière de la langue constitue un obstacle trop important. Enfin, quelques conseils de sorties, restaurants, musées et promenades à ne pas manquer.

La bouteille de vin traditionnelle est déposée avant chaque échange pour souhaiter la bienvenue.

Puisque de nombreux échanges de maison se succèdent chez nous, nous avons choisi de faire passer quelqu’un pour faire le ménage avant chaque arrivée, nous sommes ainsi certains que tout est en ordre au moment de l’accueil de nos hôtes. 

Pour le chalet que nous proposons également à l’échange, nous avons produit le même type de document, et une personne sur place prépare la maison pour la venue de nos hôtes, à la demande. De cette manière, nous savons que nos partenaires d’échange arrivent dans une maison chaude (le chalet est à 1000m d’altitude, il doit souvent être chauffé, même à la belle saison) et prête à les recevoir.

Pendant le séjour de nos partenaires d’échange, nous échangeons quelques courriels, surtout à l’arrivée et au départ, et les laissons nouer les relations qu’ils souhaitent avec nos parents, amis, voisins…. Du golf avec les uns (le golf, comme les enfants, permet de communiquer au delà de la langue!….) à la fondue avec les autres, la barrière de la langue tombe vite face à un caquelon fumant, ou au 17 du golf de Chamonix…..

Greg, Sue, leur fils et un couple de leurs amis, nos premiers hôtes venant d’Hawaii, ont ainsi passé 3 semaines qu’ils nous disent mémorables, entre vélo, promenades en Suisse et Italie, mais aussi dans le Sud de la France, et invitations diverses des voisins et de mes beaux-parents (une application pour iPhone de traduction anglais/français faisait aussi partie des invités ce soir là !!).

 

Le succès d’un échange de maison se résume ainsi pour nous en quelques mots, organisation, bonne volonté et bonne humeur…

 

Les Iles Cook

Nous voici aux îles Cook! Et je vous laisse juges de l’endroit d’où je vous écris ce billet…….

 Après un vol de nuit très agité, nous sommes arrivés sur ce confetti qui subit ces jours-ci un régime de queues de dépressions tropicales (beaucoup de vent et beaucoup d’eau) plutôt inhabituel d’après ses habitants. Sur place depuis une semaine, nous avons donc déjà pris nos marques; ce qui, sur une île, Rarotonga, mesurant 32 kilomètres de circonférence, n’est guère compliqué! Si l’on tourne à droite au lieu de tourner à gauche en sortant de la maison, la seule conséquence sera en effet d’arriver en retard d’une demi-heure, ce qui, en Polynésie, n’est guère un problème.

 Les îles Cook sont un tout petit état indépendant comptant une vingtaine de milliers d’habitants et une quinzaine d’îles, dont 2 inhabitées. Elles ont un parlement, un premier ministre, et ont choisi de se rapprocher de la Nouvelle-Zélande pour la monnaie, pour la défense, et peuvent le cas échéant demander un avis consultatif à ce pays. Membre du Commonwealth, tous ses résidents fêteront demain 3 juin le Queen’s Birthday…avec une semaine d’avance sur l’Australie…

 C’est le seul pays que je connaisse qui n’accepte pas les permis de conduire étrangers, il m’a donc fallu faire établir un permis local, et collector! Je doute qu’il soit validé par quelque autre contrée, mais notre hôte Richard le présente lors de contrôles en Australie et n’a pas été inquiété jusque là!

 Nous n’entendons pas beaucoup de français, et avons appris que seuls 270 de nos concitoyens avaient visité ce pays l’année dernière…. 

 Nous sommes de peu dans l’hémisphère Sud, et à une longitude proche de la ligne de changement de jour (GMT -10h). Nous avons ainsi décollé de Sydney un Samedi soir vers 20h00, pour arriver après 6 heures de vol le même samedi, à 7h20 du matin…. Arrachez-vous donc les cheveux avec ça!!!!!!

 La vie ici est très détendue, il y a une route qui, vous l’aurez compris, fait le tour de l’île, une seconde route un peu à l’intérieur des terres permettant une évacuation en cas de tsunami, et c’est tout! Le tourisme compte pour beaucoup dans l’économie locale, sans toutefois défigurer le paysage, puisque seuls 700 lits parsèment Rarotonga, tous dans de petites structures proches de l’eau, et plutôt intégrées au paysage.

Le paradis est aussi fiscal, la liste d’attente de ceux souhaitant devenir résidents permanents et par conséquence jouir d’un taux d’imposition fixe de 20% est longue….

Enfin, le « cultivé localement » permet à l’agriculture de vivre, le marché du samedi matin offre papayes, courges, fruits de l’arbre à pain, etc…. directement du producteur.

 Nous sommes donc installés dans l’immense maison de Richard et Willy, en bord de lagon, voyez plutôt en entrant ces coordonnées : -21.224197,-159.829853 sur  www.maps.google.com .

 Nous avons un échange de voiture, qui nous permet de visiter à notre convenance les multiples plages du coin, qui sont toutes protégées par une barrière de corail, et offrent pour la plupart des possibilités d’exploration en Palmes/Masque/tuba,

En kayak, ou en stand-up paddle,

 

 

 

 

 

 

 

Enfin de construction de châteaux de sable (je vous rappelle qu’Alix aura 3 ans dans quelques mois).

 L’île est volcanique, et donc montagneuse, son point culminant atteint presque les 700m, et un chemin permet de la traverser par le milieu, ce que ne pourront s’empêcher de faire Myriam et moi-même, montagnards dans l’âme!!!

 De la même façon, à l’extérieur du lagon, les profondeurs deviennent vite vertigineuses, passant très rapidement de presque rien au niveau du récif à -1200m, rendant les plongées sous-marines extraordinaires. Je me suis ainsi laissé guider hier dans le corail, au sein d’une multitude de poissons de récif, dont une très belle rascasse (réveillée, ce qui n’est pas commun pour cette espèce plutôt nocturne), dans une eau cristalline et presque chaude, sur des tombants d’une beauté prodigieuse……  Quelques jours plus tard, c’est Myriam qui part en plongée, elle aura la joie de pouvoir observer une tortue et un requin évoluant dans un paysage sous-marin sublime, fait de gorges d’origine volcanique notamment.  Nous n’avons pas plongé ensemble, puisque nous alternons les activités auxquelles Alix ne peut se joindre.  

Alix, qui aura aussi droit à sa matinée de détente, alors que nous l’accompagnons à l’école locale pour une matinée. Ouverte à tous, cette école est plutôt souple sur les horaires et les activités, et les enfants sont très libres de vaquer à leur occupations, sous l’oeil plus ou moins attentif de 3 maitresses. Les parents qui le souhaitent peuvent rester, et tout se déroule dans une ambiance très « Island Style », comme disent les locaux.

 Locaux qui, lorsque nous les comprenons -et ce sont là nos capacités linguistiques que je mets en cause-, sont très avenants, mais avec lesquels  le contact n’est pas facile, pour une raison que j’ignore. Bien que nous habitions grâce à cet échange de maison dans une résidence privée et non un hôtel, nous faisons figure plus de touristes que de voisins, ceci expliquant peut-être cela…

Tombés par hasard sur un couple de français installés sur Rarotonga depuis quelques années, nous sympathisons rapidement (grâce à nos enfants respectifs, une fois de plus),  et ils nous confirment cette impression. Ce n’est que depuis qu’ils vivent ici à l’année qu’ils ont noué de vraies relations avec des locaux, alors même qu’il ont depuis 7 ans passé 7 mois de l’année sur l’île. Lui est surfeur pro, elle s’occupe de ses jumeaux de 2 ans, et fait des photos. Ils n’ont pas de gros besoins et sont tout à fait heureux de vivre à ce rythme, avec une demi journée de travail par semaine, le samedi matin au marché d’Avarua, à vendre des churros aux touristes et aux iliens… Alors que nous partageons un dîner dans notre immense maison, nous dissertons sur les motivations de nos hôtes à échanger leur maison, alors même qu’ils pourraient avoir leur résidence secondaire dans tous les Hilton de la terre, comme dirait l’autre… et concluons que la curiosité, la volonté de se laisser surprendre sont les principaux moteurs de l’échange de maison, au-delà des avantages économiques qu’il offre.

 Et voici nos dernières nouvelles, fraiches comme de la papaye à peine cueillie! Nous vous tiendrons au courant de la suite de nos aventures banlieusardes, depuis Manly Beach, Nouvelles Galles du Sud! Mais avant, je ne peux m’empêcher de vous faire partager un petit morceau de paradis :