Suivez Laurent !

Tranche de vie, tranche d’échange…

L’aventure induite par l’échange ne s’arrête jamais !!!!… Si vous avez suivi notre virée, vous savez, cher lecteur, que notre petite famille a retrouvé ses pénates il y a plus d’un an. Des souvenirs et des projets plein la tête, mais aussi la douce certitude que le voyage continuerait, sous une drôle de forme, pendant quelque temps, corollaire des nombreux échanges non simultanés que nous avions organisés.

Nos partenaires d'échange d'HawaiiNous avions en effet déjà reçu, pendant l’été 2012, Jane-Ann et Tim, nos partenaires d’échange de maison australiens, et c’est Sandra, qui nous a reçus dans son immense maison de Kailua-Kona, à Hawaii, qui vient de passer quelques semaines en France, pour….. son voyage de noces ! Célibataire lors de notre visite, Sandra a en effet trouvé l’amour, et a choisi de venir faire découvrir à Ken, son nouvel époux, nos belles Alpes, avant d’aller en Normandie fêter les 70 ans du D Day.

Au programme, découverte des rives du Léman, petite virée à Yvoire, magnifique village médiéval qui fait face à la Riviera vaudoise, montée à l’Aiguille du Midi, et donc premier contact avec les glaciers…. Si en effet l’île d’Hawaii culmine à 4200m, la neige, et a fortiori la glace, y sont très rares….

Histoire de faire découvrir un aspect typique de notre région, nous emmenons le jeune couple de sexagénaires manger des beignets de patates dans le massif du Bargy, mais c’est la restauratrice qui sera la plus surprise, en voyant Sandra faire fondre du beurre sur ses beignets… Ces Américains ne finiront jamais de nous surprendre !!!!!!tranche de vie jane ann alone

Cette nouvelle prolongation de notre tour du monde est la conséquence heureuse de l’échange non simultané, qui permet de faire déborder les vacances, et le voyage, sur des périodes beaucoup plus longues, et c’est clairement l’un des aspects de ce mode d’hébergement qui continue de nous séduire en priorité.

Nous savons déjà que 2015 verra Ashley, notre partenaire d’échange néo-zélandais, venir nous visiter une quinzaine de jours, si bien qu’entre sa préparation, le voyage lui-même, et ces prolongations, notre expérience aura duré 4 ans !

Sans compter les amitiés nouées, puisque nous partons dans quelques jours passer un long week-end à Barcelone, hébergés par Julie et Roger Dawson, avec lesquels nous avons échangé à Manly Beach, dans les Nouvelles Galles du Sud, et qui viennent, comme tous les étés, échanger en Europe ! Maria, leur partenaire d’échange espagnole, nous ouvre gentiment ses portes, pour d’extraordinaires retrouvailles !!!!!

Du « monde en échange » à l’échange dans le monde…

Portrait Laurent

Et oui, cher Lecteur, me revoici ! L’échange autour du monde n’était qu’une partie, une première phase du « monde-en-echange.fr », et ce blogue, que vous avez peut-être suivi pendant notre circumnavigation souhaite continuer de vivre, d’interagir, de conseiller et de recevoir des avis, d’échanger ( !), bien sûr.  Comme vous le savez peut-être, l’échange de maison est un mode d’hébergement qui existe depuis fort longtemps, puisqu’il fût théorisé et marqueté, dans les années cinquante. De très nombreuses personnes avaient, à l’instar de Mr Jourdain, fait de la prose sans le savoir, en échangeant les enfants pendant les vacances, ou en échangeant plus largement des postes professionnels, souvent au sein du monde anglophone.

 

Ce sont les années 90 qui ont vu ce mode de voyage devenir une mode, et se développer, grâce notamment à l’immense mutation des moyens et des coûts de transport, sans oublier une évolution certaine des modes de vie, et du goût pour une certaine authenticité dans les loisirs.

Je suis pour ma part un adepte inconditionnel de cette forme de voyage, et l’échange de maison va bien au-delà de son acception première. Il permet en effet de s’immerger complètement dans une nouvelle vie, et de se sentir chez soi (littéralement et métaphoriquement) dans un univers totalement étranger. Ce paradoxe est merveilleux, ceux qui ont déjà préparé un premier repas dans leur nouvel échange comprendront…

Couché de soleil Far westAprès une extraordinaire parenthèse d’une dizaine de mois, passée en famille à parcourir le monde, et bien sûr en échanges (nous n’avons ainsi, en 10 mois, passé que 10 nuits à l’hôtel ou B&B), mon envie de partager ce goût du voyage, et ce goût de l’échange est plus forte que jamais. Ce blogue sera le moyen pour moi, mais aussi j’espère pour vous, de continuer le voyage, et de garder à l’esprit ces merveilleux souvenirs, tout en offrant mon expérience, ma petite expertise, et des réponses à toutes vos interrogations. J’aborderai ainsi des sujets purement techniques, ou plus personnels (il parait que les blogueurs sont tous narcissiques), qui me rappelleront ce fantastique voyage, et quelques extraordinaires étapes.

De votre côté, cher Lecteur, j’attends de vous que vous vous interrogiez, que vous m’interrogiez, que vous criiez ou pleuriez, me disiez pourquoi, où, pourquoi pas (l’échange de maison est-il en effet pour tout le monde ?), et que nous partagions nos idées, nos expériences, pour le meilleur surtout.

Ce blogue est « motorisé » par Homelink France, l’une des premières sociétés à s’être implantée dans le secteur de l’échange de maison. Ceci étant, il est, et restera ouvert à tous, il a pour but de faire connaitre et de développer ce mode de voyage si particulier.

J’attends donc de vos nouvelles, suivez nous sur Facebook, ou sur Twitter,  montrez-nous vos échanges sur Pinterest, et à bientôt !

Laurent

L’Aventure Continue!!!!!!

Oui, cher lecteur, peut-être nous aviez-vous oublié, depuis notre retour, il y a –déjà- six mois. Ces billets écrits pour vous furent un grand plaisir pour moi, et nous avons, avec Homelink, décidé de continuer le blogue « le monde en échange », en l’ouvrant à des sujets plus variés que notre petit tour du monde, si loin déjà dans nos têtes et dans nos vies….

D’autant que, comme je vous l’annonçais dans ce titre à double sens, l’aventure continue ! Nous avons organisé une bonne douzaine d’échanges de maison pendant nos 10 mois de voyages, et certains de ces derniers, qui étaient non simultanés, nous ont permis, et nous permettrons encore en 2014, de rencontrer certains de nos partenaires d’échange, prolongeant notre périple par un voyage plus intérieur, et plus humain encore.

Nous avons ainsi eu la joie de recevoir et d’accueillir les heureux propriétaires de notre premier échange de maison, à Sydney, où nous avions passé 6 semaines en Mai 2012. Jane-Ann et Tim, couple de jeunes retraités australiens, ont intégré à leur tour d’Europe un séjour dans nos différentes résidences, à cheval sur les mois de Juillet et d’Août, profitant ainsi des conditions clémentes des étés alpins. Ces voyageurs chevronnés passent en général un tiers de l’année à parcourir la planète, et, bien que connaissant la France pour avoir séjourné plusieurs fois à Paris, ils ont décidé, en acceptant d’échanger avec nous, de découvrir ces paysages alpins, si nouveaux  et si exotiques pour des natifs de l’Australie, dont le point culminant ne dépasse pas les 2228m, et ressemble plus à une colline qu’à une montagne…

Adeptes des transports de masse, Jane-Ann et Tim arrivent en train à Cluses, où j’ai le plaisir de les accueillir, puis de les transférer vers leur premier lieu de séjour, notre appartement de Flaine. Ils y ont donné rendez-vous à leurs amis suisses, rencontrés Down Under sur Fraser Island, pour écumer les sommets environnants, et profiter de la vue fantastique sur le massif du Mont-Blanc qu’offre Flaine et le désert de Platé.

Après une dizaine de jours passés dans ce merveilleux cul de sac, entre bouquetins, marmottes et sculptures de Picasso ou Dubuffet, nos Australiens viennent s’installer à Cluses, dans notre résidence principale, pour 2 semaines, tandis que Myriam, notre petite Alix et moi-même partons nous installer sur les hauteurs du Léman, et où Jane-Ann et Tim viendront nous rejoindre. Leur séjour clusien est l’occasion de passer un peu de temps ensemble, et de nouer de vraies relations. Nous avons ainsi l’occasion de partir ensemble en montagne, de partager les bons coins et les adresses un peu typiques en matière de culture et de bonne bouffe ! Au sommet du Passage du Dérochoir, après une longue ascension à travers des lapiaz, et une incroyable enfilade de cascades nourries par les fortes pluie de la veille…

Nous discutons avec une vue imprenable des élections qui approchent, en apprenant avec surprise que le vote, en Australie, est un devoir qui, s’il n’est point accompli, est puni par une peine d’amende !

Nos désormais amis profitent à fond de cette deuxième partie de séjour, pour aller visiter Turin, Annecy et les environs, se gorgeant de paysages et de nouvelles expériences gustatives autant que culturelles.

L’échange de maison non simultané a ceci de bon qu’il permet de rencontrer, et de passer du temps, avec ses partenaires d’échange, mais il est aussi un formidable rappel de la beauté de l’endroit où nous vivons. Nous passons ainsi chaque jour, rendus aveugles par la routine, devant l’église, la mairie, telle ou telle petite place perdue dans notre ville, alors que Jane-Ann et Tim s’arrêtent, admirent, s’interrogent, nous renvoyant à notre histoire ou à celle des endroits où nous vivons, et en nous rappelant au passage notre incroyable chance de vivre dans un pays offrant des paysages aussi variés, et une histoire aussi riche, que la France.

Le temps passe vite, et nos Aussies ont tôt fait de nous rejoindre à Thollon, pour la dernière partie de leur séjour français. Changement de décor, le chalet est rustique, perdu dans un petit village, nous le qualifions sans exagérer de « peaceful » dans notre annonce d’échange sur Homelink. Nous avons organisé à l’occasion de ce transfert une journée pique-nique au bord du Léman, et faisons découvrir à ce couple sportif la pratique du stand-up paddle, qui consiste à se tenir debout sur une planche de surf, et de pagayer. Une fois l’équilibre trouvé, nous nous baladons le long de la côte, découvrant ainsi les bords du lac sous un angle nouveau et charmant.

Quant à Alix, elle a immédiatement sympathisé avec Jane-Ann, et lui tient constamment la main, tout en dialoguant dans un anglais très approximatif (rappelons qu’elle n’a que 4 ans !), parlant avec les mains, ou jouant de son sourire pour obtenir ce qu’elle veut !

Que ces 6 semaines sont vite passées ! Nous partons pour un court séjour en Norvège –pas d’échange, une fois n’est pas coutume, c’est mon frère qui nous héberge-, laissant Jane-Ann et Tim repartir pour la suite, et fin, de leur séjour 2013, vers l’Autriche et Salzburg. Nous garderons longtemps (jusqu’à notre prochaine rencontre, je l’espère) un extraordinaire souvenir de ces deux-là, et souhaitons partager autant de choses avec nos futures rencontres de partenaires d’échange, en 2014, avec la venue de Sandra, l’hawaiienne, et de Ashley, notre kiwi champion de tennis octogénaire !!!!

Nous nous serons sans aucun doute reparlé d’ici-là, ami lecteur, et en attendant, portez-vous bien !

Le Retour…

Et oui, cher lecteur, tout a une fin, et nous sommes, depuis une semaine, revenus à la réalité….

Ce retour se fait en douceur pour Myriam, qui ne reprendra le travail qu’au mois d’avril, histoire d’acclimater notre petite fille à son nouveau rythme scolaire, mais il fut un peu plus brutal pour moi, dans la mesure où j’ai repris mes activités quelques jours après notre arrivée en France, une bonne façon de ne pas trop penser, si vous voulez mon avis…..

Nous avons donc depuis peu enchainé avec frénésie les retrouvailles avec famille et amis, refait connaissance avec notre appartement, dans la mesure où nous ne trouvions rien « à sa place », nos nombreux partenaires d’échange ayant chacun légèrement réorganisé les rangements, de notre cuisine par exemple. Ajoutez à ceci une petite fille qui ne se souvient pas, après 10 mois d’absence, où se trouvent les toilettes, et vous comprenez que nous faisons depuis une semaine notre douzième et ultime échange, chez nous !

Le bilan ? Il est extraordinairement positif. Nous en avons pris plein les yeux, plein les oreilles, et surtout plein le cœur, pendant ces mois qui nous ramenaient lentement vers notre point de départ. Nous avons 100 fois validé le mode d’hébergement que nous avions naturellement choisi, et je me plais à penser que nous avons converti plus d’une de nos rencontres à l’échange de maison, à commencer par des collègues de Myriam qui nous rejoindront ce soir pour un dîner, chargé de questions, puisqu’ils ont décidé de prendre à leur tour un congé sabbatique, pour parcourir le monde en échanges !!!

Nous avons retrouvé nos résidences en parfait état, ce dont nous ne doutions pas ; nous avons réussi sans difficulté aucune à gérer à distance les petits soucis de la vie quotidienne (un four à micro-ondes acheté par correspondance suite à une panne, …), nous avons rencontré des personnes merveilleuses, et cette partie du voyage est d’ailleurs loin d’être terminée, puisque nous aurons la joie d’accueillir dès la fin du printemps toute une partie de nos partenaires d’échanges non simultanés, qui viendront passer leur partie d’échange dans l’une de nos résidences !

Nous aurons simplement  pu nous permettre d’effectuer cette longue parenthèse, dans la mesure où notre budget d’hébergement a virtuellement disparu. Nous n’aurions clairement pu nous permettre de rester aussi longtemps, de partir aussi loin, de profiter autant de la vie et de nos rencontres s’il nous avait fallu intégrer au budget de notre voyage 10 mois de locations ou de nuitées diverses et variées…

J’ai en ce moment trop de détails à régler pour penser, mais il me semble entendre une petite voix, toute faible encore, me chuchoter : « repartir, repartir, repartir………….. »

J’espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire ces notes et à voyager avec nous que j’en aurai eu à les écrire….

So long !

Laurent

Le 4 mai 2012, en escale à Londres…..

Le 25 février 2013, en escale à Londres, Alix sourit autant, ses parents un peu moins…..

La Boucle se boucle…

Oui, cher lecteur, notre voyage touche à sa fin….. Ces dix mois de voyage s’achèvent en beauté, dans la magnifique ville de New York, où nous échangeons l’appartement d’Adam et Rebecca contre notre pied à terre à Flaine, dans nos alpes natales. L’échange étant simultané, nous n’aurons pas la chance croiser ces deux-là, mais, New York City étant l’une de nos destinations favorites, nous les recontacterons lors de notre prochain passage. La Grosse Pomme, comme la surnomme affectueusement ses habitants, est un immense dédale composé de 5 boroughs, eux-mêmes découpés en de très nombreux quartiers, ayant chacun une âme propre; nous sommes ainsi pendant ce séjour d’une dizaine de jours dans Chelsea, le quartier des galeries d’art, des bars gay branchés, et de la High Line, dans un appartement situé au 14ème étage (techniquement le 13ème mais chut, ce numéro porte malheur, est n’est donc pas indiqué sur le panneau de commande de l’ascenseur, qui passe ainsi du 12 au 14ème!) d’une résidence qui fut, à l’époque de sa construction, dans les années 30, le plus grand immeuble d’habitation du monde, avec 1665 unités d’habitation au compteur! L’ensemble ceinture tout un bloc, et dispose d’un piscine semi-olympique, ainsi que d’une terrasse sur son toit, construite sur le modèle d’un pont de paquebot transatlantique, coqueluche new-yorkaise de l’époque….

 Nous partageons l’unique chambre avec Alix, nos hôtes ont préparé l’endroit dans cette attente, et nous profitons d’un feu de cheminée inattendu dans ce type de résidence!

La vue de la chambre donne sur l’Empire State Building, et nous profitons bien au chaud de la mise en lumière vespérale de cet emblème de la ville et de l’état de New York.

 

Armés de notre carte de transport en commun, qui sont ici si développés et bien organisés que l’utilisation d’une voiture est totalement inappropriée, nous partons chaque jour à la découverte d’un nouveau quartier, revenons sur les pas de précédentes visites pour constater l’évolution si rapide d’une cité en perpétuel mouvement. Ainsi, notre dernier passage, qui date d’avant la naissance d’Alix, offrait à notre vue un Ground Zero tristement vide, une sombre excavation, verrue inversée dans le quartier des affaires. Trois ans plus tard, non seulement les gratte-ciels reprennent de la hauteur, mais la tour qui succèdera en ce lieu au World Trade Center s’élève au dessus de la ligne d’horizon de South Manhattan. Un double monument à la mémoire des victimes du 11 Septembre 2001 nous émeut profondément, les noms se succèdent, gravés autour des emplacements des tours jumelles.

 

Malgré le froid, Central Park offre à longueur d’année de nombreuses opportunités de promenade, et nous déambulons sans fin sur les sentiers du parc, en observant écureuils, canards, sans oublier la foule bigarrée des touristes et des résidents; l’un de ces derniers, notre amie Barbara, qui vit ici depuis une dizaine d’années, et que nous ne manquons jamais de rencontrer, fait ainsi la connaissance d’Alix, et lui fait faire le tour du propriétaire, en l’emmenant au musée d’histoire naturelle de la ville, au zoo, à l’une des nombreuses patinoires de la cité…. pour le plus grand bonheur des deux filles.

New York est une ville de couples, ou de célibataires. Les enfants sont vus bizarrement dans les restaurants, par exemple, où les autres clients semblent les considérer comme de réels intrus.  Nous nous en faisons souvent la remarque, avec Myriam, devant l’air exaspéré de locaux obligés de faire un pas de côté devant notre petite famille se tenant par la main! Tout ça nous fait doucement rigoler, et nous nous amusons de ces réactions finalement enfantines! New York est également une ville où il fait bon ne pas cuisiner, puisque 10000 restaurants ne demandent qu’à nourrir ces millions de bouches. C’est aussi mon paradis de végétarien, et je suis ici comme un poisson dans l’eau. Nous mangeons ainsi de succulents plats végétaliens, en nous demandant comment un gâteau au chocolat sans œuf, sans crème, sans beurre peut-il être aussi délicieux…..

La météo étant favorable, nous profitons également à fond de couchers de soleil qui se succèdent, et offrent, comme ici depuis le sommet du Rockefeller Center, des vues à couper le souffle sur le quartier financier de l’île.

 

La pensée du retour commence à se faire insidieuse, et nous devons nous recaler petit à petit sur des détails que nous préférerions oublier, encore pour quelques jours…. Mais je reprends le travail dans une semaine aujourd’hui, et il est difficile de ne pas y penser. Les grands-parents d’Alix nous rappellent joyeusement que chaque jour passé est un jour qui les rapproche de leur petite fille, mais nous continuons néanmoins nos vacances, buvant la coupe jusqu’à la lie, pendant que nos partenaires d’échanges dévalent les pentes très enneigées de Flaine, station qui a en commun avec New York un magnifique « Bosquet », magistrale sculpture de Dubuffet!

 Et si nos pas nous mènent encore d’une rive à l’autre de l’East River, entre Brooklyn et Manhattan,

 

nos cœurs sont, que nous le voulions ou non, déjà entre les deux rives de l’Atlantique, et c’est depuis le Vieux Continent que je vous enverrai un dernier mot, en guise de conclusion à cette merveilleuse parenthèse….

Maudits Français

Maudits Français!!!!

 Nous sommes dans un petit bout de France! Arrivés par avion à New York City, aux USA, nous avons roulé plein nord pour rejoindre le Canada, et plus précisément nos amis Val & Greg, émigrés de longue date dans la Belle Province. Sur le continent nord-américain, les limitations de vitesse rendent les voyages par la route assez longs, et nous avons BEAUCOUP de temps pour observer les mornes plaines qui s’étirent gentiment entre Big Apple et la frontière canadienne. Le passage de cette dernière se fait sans encombre, et nous acclimate par la même occasion au chantant accent des habitants de cette flaque francophone dans un océan de langue anglaise. Le choc thermique fait partie du dépaysement, les 11°F affichés par notre auto représentent -11°Celsius…. une température moyenne l’hiver dans ce coin du Québec. Nous avons fait quelques courses de vêtements chauds dans le saint des saints, chez Patagonia, à Ventura en Californie, mais nous savons déjà que nous passerons rapidement chez les vendeurs de chaussures et d’accessoires chauds pour Alix, qui a bien grandi, et aura bien besoin d’être isolée des rudesses montréalaises!

 Nous n’avons pour cette étape aucun programme prédéfini, et nous nous laissons donc guider par le rythme et les conseils de nos hôtes-amis. Nos enfants respectifs ont la joie de se retrouver et se calent rapidement sur cette nouvelle tranche de vie, et nous partons à la découverte de Montréal, île-cité naviguant entre chaleurs étouffantes l’été, et hiver polaire.

 A cet effet, des galeries souterraines ont été creusées au fil des ans, et l’on peut ainsi passer des journées entières, magasiner et marcher 33km sans avoir à combattre les rigueurs de l’hiver. Le parc de Montroyal est évidemment recouvert d’un blanc manteau et les habitants comme les touristes profitent pour patiner, skier, ou simplement flâner en observant les écureuils qui cherchent de la nourriture. Alix se met au patin à glace aussi facilement qu’elle pratiquait les châteaux de sable il y a quelques jours sur les plages encore tièdes de Californie, nous montrant encore et toujours son étonnante capacité d’adaptation aux conditions d’hébergement, de température, d’environnements culturel et social…

 

Le ski nord-américain a son berceau dans les Laurentides, une région boisée, parsemée des lacs et de collines qui s’étend au nord de Montréal. Nous nous évadons de la vie (sub)urbaine pour une escapade de quelques jours dans cette magnifique région, et retrouvons l’un de mes confrères, distribuant les mêmes produits que moi au Canada, le temps d’un brunch dans son village natal, avec petite visite historique à la clé.

 

Nous aurons eu la chance de pouvoir rencontrer une partie du « réseau » de mes confrères à travers le monde, et aurons ainsi bénéficié de conseils sur mesure, à notre grande joie, et notre grand intérêt. Notre destination finale est Mont Tremblant, une station de ski créée de toute pièce par le groupe canadien Intrawest. Ce dernier décrit l’endroit comme la plus européenne des « resorts » (ici, on parle de centre de villégiature!) du nouveau monde, nous avons quant à nous plutôt  l’impression d’entrer dans un parc d’attraction, plus éloigné que tout ce que nous connaissons d’un village de nos Alpes. Tout est vraiment neuf, et faussement vieilli, et nous nous amusons de ce décalage entre la manière qu’ont les américains de nous représenter, et celle que nous avons de vivre…

 

En tout état de cause, luge, bonhommes de neiges, patin à glace se conjuguent dans toutes les langues, et nous nous amusons comme des fous, encore étonnés d’entendre parler français autour du nous, habitués que nous sommes devenus à la langue de Shakespeare.

La fin de notre aventure approche à grands pas, et nous revenons doucement (j’allais dire douloureusement) vers la réalité de notre futur. Je reprendrai le travail dans 15 jours exactement, et ce déjeuner confraternel m’a remis la tête dans d’autres sphères que celles à laquelle cette dernière était habituée…. Cette reprise de conscience se fait toutefois en douceur, nous avons également repris contact avec la classe d’Alix, qui fera sa rentrée des classes avec un peu de retard, le 11 mars!

Mais nous profiterons malgré tout à fond de notre dernier échange de maison, qui se déroulera dans quelques jours à Chelsea, petit quartier branché de New York City, alors qu’Adam et Rebecca viendront profiter de la neige française dans une station très européenne, dans notre appartement de Flaine! Et je vous donne ainsi, chers lecteurs, un dernier rendez-vous depuis notre futur petit coin de paradis de la 24ème rue!

 

La Californie

 

Buenos dias! Nous sommes arrivés à la dernière frontière, comme les américains nomment cette côte Ouest. La Californie a un passé mexicain, et nous le sentons immédiatement; Les panneaux de signalisation sont bilingues, les villes et villages sont baptisés  en espagnol, et l’architecture est totalement influencée par cette culture. L’hiver est niçois, et nous partons donc pour 2 semaines d’aventures sur les routes, puisque nous avons choisi pour cette portion du voyage de louer un camping-car, entre San Francisco et Los Angeles.

La Highway 1, qui longe le Pacifique entre ces deux villes, fait partie de nos rêves depuis de longues années, et nous sommes donc tout excités de pouvoir enfin suivre ce tracé mythique, après avoir passé une journée dans la ville de San Francisco, pour montrer à Alix le Golden Gate, les otaries du Pier 39, et bien sûr les célébrissimes cable cars….

  

Notre descente vers la Cité des Anges s’amorce alors, et la côte nous révèle toutes ses splendeurs, plage après plage, crique après crique, phare après phare…

 

 

 Cette partie de la Central Coast recèle également des forêts abritant les plus hauts arbres du monde, une variété de séquoia répondant au poétique nom de sequoia sempervirens (toujours vert). Nous dépassons ainsi Santa Cruz pour accéder au Big Basin State Park, où nous pourrons lire dans les cercles concentriques formant ces immenses troncs l’histoire du monde moderne, puisque certains arbres affichent 2 millénaires au compteur. Pour arriver à de tels âges, ces conifères ont développé toutes sortes de défenses; ils ne brûlent ainsi pratiquement pas, sont capables de se régénérer après une chute ou une tempête, sécrètent des insecticides repoussant notamment les termites…. tout en allant chercher le soleil à plus de 120m de hauteur. Notre promenade matinale dans la forêt est une expérience inoubliable, le soleil pénètre par raies dans le sous bois, odeurs et couleurs s’en donnent à coeur joie pour nous épater, et nous réchauffer!

La portion de route entre Monterey et San Luis Obispo est extraordinaire, nous parcourons une route accrochée aux falaises, plongeant directement vers l’océan. La conduite demande certes quelque concentration, mais nous voyons toutefois des baleines, ainsi que, au détour d’une plage, une colonie d’éléphants de mer, qui viennent mettre bas et se reposer sur une dizaine de miles de côte. Par milliers, ces mammifères s’entassent sur les plages, offrant un spectacle visuel, sonore autant qu’olfactif (Alix nous demandera souvent : »ça sent quoi, là? »). Nous en prenons une fois de plus plein les mirettes, tout en nous préparant à virer plein est, vers de paysages tout à fait différents.

Alix ayant été sage, nous avons donc décidé de ne pas la priver de désert (mes excuses pour ce jeu de mot facile, je n’ai pas pu résister!), et nous taillons donc la route vers le Parc National de Joshua Tree. U2 étant une de nos références musicales, nous approchons du Parc en écoutant l’album éponyme, et tombons en arrêt devant le spectacle offert par ces arbres de Joshué, qui forment une quasi forêt dans ce quasi désert. Le Parc lui même n’a été constitué que dans les années 30, et nous croisons donc les vestiges d’une occupation datant de cette époque, vieilles pierre, vieilles autos et anciennes mines d’or…. le Far West!

 

Le temps, comme vous le voyez, est incertain, et nous ne tardons pas à avoir la chance (!) de séjourner dans le désert sous la pluie… Nous aurons ainsi le plaisir (! again) de voir tomber une bonne partie des 5cm d’eau annuels dans les jours qui viennent…. Nous ne nous décourageons évidemment pas, et randonnons à l’entour, au milieu de fabuleuses formations granitiques, arrondies et adoucies par le vent et le sable, sur lesquelles les grimpeurs s’en donnent à coeur joie… Nous irons également explorer des canyons qui, au détour du chemin, se révèlent être de somptueuses oasis, abritant d’immenses Californian Palm Trees, des palmiers natifs.

 

Le cactus est ici évidemment roi, et ces Cholla nous offrent un étrange spectacle vespéral, hérissés de leurs magnifiques et immaculées épines….

  

Nous quittons le parc comme nous y sommes entrés, c’est à dire sous la pluie, en direction d’un autre désert, autour de la localité de Borrego Springs. C’est là, au bureau de poste, que nous ferons la connaissance d’un steward reconverti dans la restauration et les antiquités, qui vit ici depuis 6 ans, proposant à ses clients californiens nappes provençales, brocs et toiles anciens, tout en leur servant des escargots de bourgogne, ou des pains au chocolat! Rencontre improbable et si pleine d’humanité, au milieu de nulle part, et sentiment bizarre de se retrouver « à la maison », avec du personnel parlant français, une carte tout à fait digne d’un bouchon lyonnais, et une bouteille de Beaujolais sur la table! Yves nous donne quelques conseils sur les visites à faire dans le coin, notamment de curieuses sculptures qui parsèment le désert aux environs de la ville…. Alix trouve tout cela bizarre, et moi parfaitement foutraque…. J’adore!

 

Il est remarquable d’observer qu’après 3 jours de pluie, la flore s’est développée, les occotillos, cactus il y a 2 jours, se sont parés de feuilles et parfois de fleurs, et que la lavande sauvage est également en fleur!

 

La suite du voyage se déroule vers l’ouest, et nous rattrapons la côte, ainsi que la Highway 1 du côté d’Oceanside, pour remonter vers Los Angeles en longeant les fameuses plages de Newport, Laguna, Huntington et Long beach où le Queen Mary jouit de sa retraite, et avant de nous immerger dans la tentaculaire Cité des Anges. Qui nous laissera une impression mitigée; toute la misère du monde frappe en effet de plein fouet toute la richesse du monde, quelques allumés et beachbums faisant le tampon entre ces deux univers. Nous visitons un downtown LA quasi désert, et nous promenons le long de Venice beach, où les Bodybuilders pompent, les midinettes rollerskatent, et les rastas fument, au milieu d’une foule bohême, et probablement millionnaire, au vu des maisons environnantes. Hollywood nous enivre du bruit et de la fureur d’être, ou de paraître célèbre, et c’est ainsi, troublés, que nous quittons cette Californie si contrastée, capable de vendre du rire pour un dollar!

 

C’est au dessus du Nouveau-Mexique que je vous écris cette bafouille, alors même que nous rejoignons la côte est, et nos amis montréalais, chez qui nous passerons les 2 prochaines semaines. Alix ne peut plus contenir son impatience de voir sa copine Emma, et nous nous faisons une joie de retrouver ses parents, pour moitié clusiens, qui ont émigré dans la Belle Province il y a une dizaine d’années.

La suite au prochain numéro!

 

 

Hau’oli Makahiki Hou !

Ou, en français, Bonne Année!!!!!!!! Nous vous adressons depuis l’archipel d’Hawaii nos meilleurs voeux pour l’année qui commence, souhaitant que cette dernière soit remplie d’échanges fructueux!

Nous sommes arrivés il y a quelques semaines sur l’île d’Oahu, la plus peuplée de l’état, pour un magnifique échange de maison sur les hauteurs d’Honolulu, la capitale. Nous avons passé Noël avec les parents de Myriam, venus voir leur petite fille au bout du monde, pour un séjour de 3 semaines; nous avions, lors de l’organisation de notre voyage, prévu de recevoir nos parents respectifs, pour que notre petite Alix puisse retrouver sa famille malgré l’éloignement. Nos hôtes d’échange nous ont donc préparé la maison en conséquence, nous avons ainsi eu droit à un Réveillon avec sapin et cadeaux laissés à notre attention,

 

Regroupés autour d’une petite plus qu’heureuse de revoir en chair en en os, après 8 mois d’absence, ses deux jouets préférés!!!!

Le cadeau de Noël pour les Papi et Mamie était….. Un nouvel échange, d’une semaine, sur l’île de Maui, toujours à Hawaii, et nous allons donc profiter de l’hospitalité de Sue et Albert, qui passent l’hiver dans le Colorado, et viendront passer quelques jours dans notre chalet l’été prochain! Maui regroupe tous les clichés tropicaux, et cela nous convient parfaitement. Alix profite de la plage, et nous nous coulons dans le rythme tranquille de cette fin d’année, entre visites, surf, plongée et salades de fruits frais! Pour fêter la nouvelle année (avec 11 heures de retard sur vous, amis restés en Europe!), nous nous dirigeons vers le sommet de l’île, un volcan répondant au nom de Haleakala, pour observer un fabuleux lever de soleil.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée,mais le paysage et l’ambiance sont néanmoins extraordinaires. A 3200m d’altitude, il fait froid, et nous sommes heureux d’avoir le bonnet et la doudoune, que les non-tourdumondistes n’ont certainement pas mis dans leurs valises! Les nuances sur les nuages et la caldeira se succèdent à bon rythme, jusqu’à l’éclosion officielle du jour….

Echange de maison à hawaii

 

Nous serons 2 heures plus tard à nouveau au niveau de la mer, par 28°C, pour admirer les surfers de la mythique plage d’Ho’okipa….

 Sacré contraste, pour dire le moins!

 

Maui, comme toutes les îles du Pacifique, possède une côte au vent, souvent très verte, très érodée et très humide, et une côte sous le vent, la plupart du temps sèche et ventée. Nous nous promenons ainsi en passant d’un climat à l’autre, en choisissant s’il pleut ici de faire quelques kilomètres pour profiter là du beau temps! Maui recèle aussi un aquarium de renommée internationale, et Alix nous fait un festival, en courant d’un bassin à l’autre, en tirant par la manche ses grands-parents, pour aller voir qui les tortues, qui les requins, dans un enthousiasme communicatif!

 

Nos amis les bêtes nous offrirons également un spectacle ébouriffant, les baleines sont en effet également en villégiature dans les eaux chaudes de ce coin du pacifique, et « éduquent » leurs petits en faisant d’énormes sauts hors de l’eau…

 

Comme vous le lisez, nous ne nous ennuyons pas sous ces cieux cléments, mais nous préparons néanmoins notre prochaine étape, en Californie, qui ne fera, un fois n’est pas coutume, pas appel à l’échange de maison, puisque nous avons choisi le camping-car pour visiter une partie de cet immense état, entre San Francisco et Los Angeles!

Et je tenterai, au gré de nos divagations, de vous tenir au courant,

A bientôt!

 

Noël au Balcon!!

Nous sommes à Hawaii, et je puis garantir la météo de ce Noël qui ne sera pas blanc!!!

Nous sommes, après un long transfert via l’Australie, arrivés dans l’archipel et sur l’île d’Hawaii il y a déjà quelques semaines, et profitons à fond de la clémence de l’hiver sous ces latitudes. Entre 22 et 28° la nuit et le jour, quel que soit le temps qu’il fait, 25° dans l’eau…. nous voici enfin en mesure de sortir les maillots!!! Nous aurons finalement navigué entre des printemps, des automnes et des hivers tout au long de ce voyage, qui, en 10 mois, ne nous aura pas laissé vivre un été. Mais je crache dans la soupe, auriez-vous raison de penser.

L’île d’Hawaii, sur laquelle nous échangeons notre maison avec Sandra, est la plus grande île de l’archipel, et la plus récente. A elle seule, elle peut contenir toutes les autres îles sur son territoire, et elle peut se targuer de continuer à grandir chaque jour, puisque des coulées de lave se déversent continuellement, accroissant ainsi sa superficie!!! Plus récent et plus actif volcan de la planète, le Kilauea est en éruption depuis de nombreuses années, il offre une vue fantastique sur un lac de lave, notamment au crépuscule,

 

Et ses « cousins » déversent donc leur lave jusque dans la mer, dessinant une somptueuse côte. Certaines coulées sont très récentes, et Alix peut ainsi s’offrir le luxe de fouler un sol presque plus jeune qu’elle!!! Les éruptions successives nous obligent parfois à nous dérouter,

Mais le spectacle offert par notre bonne vieille terre est constant. Nous croiserons ainsi des plages de sable vert, des prairies entières recouvertes de différentes sortes et formes de lave qui, ayant refroidi plus ou moins rapidement, laissent une empreinte différente à leur passage. Certaines particules de lave ont été pulvérisées au contact de l’eau, et forme des plages d’un sable plus noir que du charbon, qu’affectionnent particulièrement les tortues de mer pour réchauffer plus efficacement leur température d’animal à sang froid.

Alix adore le spectacle (et nous également) de ces tortues, dont nous pensions qu’elles ne revenaient sur la terre ferme que pour pondre et nicher, qui montent de manière si pataude sur la plage, elles qui, sous l’eau, sont si gracieuses.

L’île d’Hawaii est très variée, elle est surnommée le petit continent, puisque l’on peut y trouver 10 des 15 climats existant sur la terre, subtropical, désertique, et même subarctique! Le point culminant se trouve en effet dépasser allègrement les 4208m, et il n’est pas rare que les nombreux dômes des télescopes qui s’y trouvent soient recouverts de neige, même en été…

La côte au vent de l’île reçoit ainsi de très fréquentes et importantes précipitations, tandis que la côte sous le vent est quasi désertique, seules quelques herbes arrivent à braver les forts courants thermiques que lèvent les différences de températures en air et eau.

Notre séjour chez Sandra se déroule merveilleusement, nous occupons sa « Guest House », et avons ainsi partagé beaucoup de temps avec elle. Elle viendra nous rendre visite pour sa part de l’échange l’été prochain, accompagnée d’une partie de sa famille!

Nous alternons des journées entières passées à visiter les nombreuses plages des alentours, ou trainons délicieusement autour de la piscine, Alix s’en donnant à coeur joie dans tous les cas! La découverte du milieu aquatique continue pour elle comme pour nous, et nous pratiquons kayak, stand up paddling, plongée sous-marine et observation des récifs coralliens en palmes, masque et tuba. Certaines plages ont célèbres pour les raies Manta, et nous aurons donc la chance de pouvoir observer ces majestueuses raies dans leur milieu naturel, au moment de leur repas, composé du plancton qu’attirent nos lampes…

Nous retrouvons à Captain Cook (c’est en effet sur cette côte que le fameux explorateur a rencontré sa fin) Alain, un de nos amis, connu à Annecy, qui s’est établi ici il y a quelques années, et a créé un centre de plongée. Les plongées sont très différentes de celles effectuées dans le lac d’Annecy en plein hiver, et nous avons plaisir à nous retrouver de temps à autre pour « parler du pays »! Alain se fait parfois envoyer du reblochon, lorsque le mal du pays gagne, et la postière ici n’est jamais très heureuse d’avoir à gérer ces odorants colis……

Le temps s’écoule donc gentiment, et nous ferons donc dans les prochains jours un saut de puce pour rejoindre notre prochain échange de maison, à Honolulu, où nous passerons 3 semaines chez Sue et Greg, qui sont déjà venus à Cluses au tout début de notre périple. Il sera aussi temps de préparer Noël, ainsi que l’arrivée prochaine des grands-parents maternels d’Alix, qui nous rejoignent pour les fêtes. Le sapin de Noël aura sans doute la forme d’un palmier, bien que les Père Noël soient légions le long des rues, nous rappelant que l’hiver est rude dans d’autres coins du monde!

Si notre emploi du temps le permet, je tenterai, chers lecteurs, de vous tenir au courant de ces fêtes un peu particulières, à la fois très loin d’une partie de la famille, et très proche d’une autre. Sans oublier les visites, de Pearl Harbour notamment, et quelques sessions de surf ou de farniente!

 

Bonnes fêtes à tous,

Nous vous offrons cet hallucinant coucher de soleil,

Laurent, Myriam et notre petite Alix!

La Nouvelle Zélande…

Nous voici en Nouvelle-Zélande! Myriam et moi rêvions de ce pays depuis fort longtemps, et notre patience est, depuis bientôt 3 semaines, largement récompensée…

Comme je crois vous l’avoir déjà dit, nous avons choisi pour visiter l’ile du Sud de louer un petit camping-car, afin de jouir d’un maximum de mobilité. Nous sommes accueillis à notre arrivée à Christchurch par Martin, une de mes relations de travail, chez qui nous passerons les 2 premières nuits de notre séjour, pour nous reposer d’un voyage un peu compliqué, et profiter de l’hospitalité Kiwi. Notre première soirée verra notre « intronisation » en tant que membres honoraires d’une confrérie nommée “HASH HOUSE HARRIERS”, dont les membres se rencontrent régulièrement pour boire de la bière et randonner….. Nous buvons et marchons donc, tout en picorant auprès de nos compagnons de promenade des idées d’itinéraires et de visites…

La découverte de Christchurch est pour nous une immense surprise, nous avions comme tout le monde entendu parler d’un tremblement de terre meurtrier, vite oublié par les media, et donc par le public, suite à l’accident nucléaire de Fukushima. La réalité de l’après-catastrophe nous frappe comme une gifle, le centre ville est toujours dévasté, des immeubles en lambeaux attendent une démolition prochaine, des terrains vagues sont autant d’anciens emplacements de maison ou de tour de bureaux, des quartiers résidentiels entiers ont été effacés de la carte, et les maisons qui restent debout affichent des angles tout à fait improbables. La reconstruction se fait très lentement, et nous demandons sans vraiment obtenir de réponse où ont été relogées les victimes du séisme…. L’émotion de notre hôte est, comme vous pouvez l’imaginer, palpable, et communicative…

Nous quittons donc Christchurch pour une balade de 3000km, traversant des paysages extraodinairement variés. La plaine côtière

Cède sa place à un paysage montagneux,

Où lacs et massifs enneigés se succèdent. Cette fin de printemps austral est tardive, et nous croiserons au long de notre périple quelques flocons de neige….

La Nouvelle-Zélande est un pays tout récent (d’un point de vue européen), et peu peuplé, 4 millions d’habitants. Seul 1 million de personnes (et 7 fois plus de moutons) résident sur l’île du Sud, et nous ne croiserons donc que peu de locaux, tous plus charmants et avenants les uns que les autres. De ce rude mode de vie découle une gentillesse et une ouverture à l’autre qui nous ravissent.

Bien qu’à des latitudes comparables à celles de la France, autour des 45°, le climat est ici très différent, à une altitude donnée. « Nos » glaciers descendent jusque vers 1200 ou 1300m, alors qu’ici, il suffit de faire quelques km depuis la plage pour aller contempler une langue glacière, à 250m d’altitude!

Les approches qui permettent de rejoindre ces glaciers ne sont guère alpines, vous l’imaginez, cher lecteur, et nous traversons donc des forêts pluviales, et les chemins sont flanqués de superbes fougères arborescentes qui culminent à une bonne quinzaine de mètres de hauteur….. Nous sommes vraiment à cent lieues de « notre » bon vieux Glacier des Bossons….

Nous alternons ainsi mer et montagne, pour notre plus grande joie, et admirons des côtes déchiquetées, avec en arrière plan des montagnes enneigées.

Après cette « éprouvante »errance, nous retrouvons le confort d’une maison grâce à Ashley, avec qui nous échangeons pour un peu plus de 15 jours à Auckland, toujours en Nouvelle-Zélande. Ce sympathique octogénaire a fait ses valises (il va s’installer chez des amis) pour nous laisser jouir de sa maison, et nous ferons de même lorsqu’il viendra en Septembre 2013 pour sa moitié d’échange non simultané. La maison est, comme d’habitude depuis le début de nos échanges, idéalement placée, à quelques centaines de mètres de la plage, et quelques km du centre ville d’Auckland. Alix dispose d’un immense parc, et d’un terrain de jeux aménagé, à 30 secondes de marche; nous reprenons ainsi notre train-train quotidien, de balades, de siestes, de rencontres avec d’autres parents (et d’autre adhérents d’Homelink Holly et Peter, avec lesquels nous n’avons pu finalisé d’échange, mais qui nous ont fait découvrir leur magnifique environnement!),

Et toujours quelques escapades d’un ou deux jours, ici par exemple à Rotorua, région volcanique aux couleurs extraordinaires,

Une bienheureuse routine, en somme! Notre rythme va bientôt commencer à s’accélérer, avec des échanges qui seront sur une cadence de 2 ou 3 semaines, et c’est bien au chaud, entre 2 plongées ou sessions de surf, que je vous raconterai la suite de nos aventures, depuis Hawaii, où nous passerons les fêtes, avec les grands-parents maternels d’Alix!

A bientôt!