Archives mensuelles : novembre 2012

La Nouvelle Zélande…

Nous voici en Nouvelle-Zélande! Myriam et moi rêvions de ce pays depuis fort longtemps, et notre patience est, depuis bientôt 3 semaines, largement récompensée…

Comme je crois vous l’avoir déjà dit, nous avons choisi pour visiter l’ile du Sud de louer un petit camping-car, afin de jouir d’un maximum de mobilité. Nous sommes accueillis à notre arrivée à Christchurch par Martin, une de mes relations de travail, chez qui nous passerons les 2 premières nuits de notre séjour, pour nous reposer d’un voyage un peu compliqué, et profiter de l’hospitalité Kiwi. Notre première soirée verra notre « intronisation » en tant que membres honoraires d’une confrérie nommée “HASH HOUSE HARRIERS”, dont les membres se rencontrent régulièrement pour boire de la bière et randonner….. Nous buvons et marchons donc, tout en picorant auprès de nos compagnons de promenade des idées d’itinéraires et de visites…

La découverte de Christchurch est pour nous une immense surprise, nous avions comme tout le monde entendu parler d’un tremblement de terre meurtrier, vite oublié par les media, et donc par le public, suite à l’accident nucléaire de Fukushima. La réalité de l’après-catastrophe nous frappe comme une gifle, le centre ville est toujours dévasté, des immeubles en lambeaux attendent une démolition prochaine, des terrains vagues sont autant d’anciens emplacements de maison ou de tour de bureaux, des quartiers résidentiels entiers ont été effacés de la carte, et les maisons qui restent debout affichent des angles tout à fait improbables. La reconstruction se fait très lentement, et nous demandons sans vraiment obtenir de réponse où ont été relogées les victimes du séisme…. L’émotion de notre hôte est, comme vous pouvez l’imaginer, palpable, et communicative…

Nous quittons donc Christchurch pour une balade de 3000km, traversant des paysages extraodinairement variés. La plaine côtière

Cède sa place à un paysage montagneux,

Où lacs et massifs enneigés se succèdent. Cette fin de printemps austral est tardive, et nous croiserons au long de notre périple quelques flocons de neige….

La Nouvelle-Zélande est un pays tout récent (d’un point de vue européen), et peu peuplé, 4 millions d’habitants. Seul 1 million de personnes (et 7 fois plus de moutons) résident sur l’île du Sud, et nous ne croiserons donc que peu de locaux, tous plus charmants et avenants les uns que les autres. De ce rude mode de vie découle une gentillesse et une ouverture à l’autre qui nous ravissent.

Bien qu’à des latitudes comparables à celles de la France, autour des 45°, le climat est ici très différent, à une altitude donnée. « Nos » glaciers descendent jusque vers 1200 ou 1300m, alors qu’ici, il suffit de faire quelques km depuis la plage pour aller contempler une langue glacière, à 250m d’altitude!

Les approches qui permettent de rejoindre ces glaciers ne sont guère alpines, vous l’imaginez, cher lecteur, et nous traversons donc des forêts pluviales, et les chemins sont flanqués de superbes fougères arborescentes qui culminent à une bonne quinzaine de mètres de hauteur….. Nous sommes vraiment à cent lieues de « notre » bon vieux Glacier des Bossons….

Nous alternons ainsi mer et montagne, pour notre plus grande joie, et admirons des côtes déchiquetées, avec en arrière plan des montagnes enneigées.

Après cette « éprouvante »errance, nous retrouvons le confort d’une maison grâce à Ashley, avec qui nous échangeons pour un peu plus de 15 jours à Auckland, toujours en Nouvelle-Zélande. Ce sympathique octogénaire a fait ses valises (il va s’installer chez des amis) pour nous laisser jouir de sa maison, et nous ferons de même lorsqu’il viendra en Septembre 2013 pour sa moitié d’échange non simultané. La maison est, comme d’habitude depuis le début de nos échanges, idéalement placée, à quelques centaines de mètres de la plage, et quelques km du centre ville d’Auckland. Alix dispose d’un immense parc, et d’un terrain de jeux aménagé, à 30 secondes de marche; nous reprenons ainsi notre train-train quotidien, de balades, de siestes, de rencontres avec d’autres parents (et d’autre adhérents d’Homelink Holly et Peter, avec lesquels nous n’avons pu finalisé d’échange, mais qui nous ont fait découvrir leur magnifique environnement!),

Et toujours quelques escapades d’un ou deux jours, ici par exemple à Rotorua, région volcanique aux couleurs extraordinaires,

Une bienheureuse routine, en somme! Notre rythme va bientôt commencer à s’accélérer, avec des échanges qui seront sur une cadence de 2 ou 3 semaines, et c’est bien au chaud, entre 2 plongées ou sessions de surf, que je vous raconterai la suite de nos aventures, depuis Hawaii, où nous passerons les fêtes, avec les grands-parents maternels d’Alix!

A bientôt!

Bye Bye l’Australie !

L’Australie, c’est fini (pour cette fois)…  Je vous écris depuis l’aéroport de Perth, WA, où nous attendons notre embarquement dans l’avion en partance pour la Nouvelle-Zélande et Christchurch.

Et nous refermons ainsi une parenthèse OZ (OZ = australien/australienne, N.D.L.R.) de 6 mois, presque jour pour jour… Myriam et moi partageons ce sentiment bizarre de vague à l’âme et d’excitation. Vague à l’âme dans la mesure où nous nous sommes très bien adaptés à la vie Down Under, à son rythme tranquille, aux paysages extraordinaires et aux rencontres -vous ai-je dit que j’ai croisé, sur la plage de Scarborough, par une fin d’après-midi ventée et fraiche, un de mes clients français, le monde est décidément bien petit!!!!!- et excitation, puisque la Nouvelle-Zélande est un rêve qui pour nous se réalisera dans quelques heures.

Quel bilan pouvons nous tirer de ces 6 premiers mois de vadrouille? Que l’Australie est un très grand pays, que nous n’aurons que peu exploré!

Les tracés rouges ou noirs représentent nos tribulations, en 2 séjours, puisque nous avions déjà écumé le Territoire du Nord et le Queensland lors de précédentes vacances…. Que nous aurons vraiment apprécié, également, du point de vue humain, puisque nous aurons fait de très belles rencontres ici,  rencontres d’un soir ou d’un bar, de français ou de locaux, de partenaires d’échange de maison, de leur amis et amis d’amis…….

Nous aurons aussi validé l’immense intérêt de l’échange de maison dans ce type de voyage, du double point de vue du budget (une maison du type de celle où nous logeâmes ces dernières semaines se loue ici autour des 2000 dollars la semaine), et de l’ »authenticité » de notre vie sur place, avec de vrais voisins, de vraies activités de quartiers comme par exemple la participation d’Alix à de nombreux play groups, où enfants et mamans se rejoignent pour passer du temps ensemble, à des activités psychomotrices diverses, le tout au contact des camarades du coin etc…

Toujours de l’intérêt de l’enfant, Alix aura toujours eu une chambre bien à elle, où elle aura pu passer du temps à jouer, à se développer pour et par elle même. Autant de détails que nous n’aurions jamais pu trouver dans un quelque autre type d’hébergement!

Nous aurons également eu la joie de recevoir la visite d’une première Mamie, et cette dernière de se retrouver logée, c’est le cas de le dire, à la même enseigne, de profiter également de tous ces avantages de la vie « indigène ». Alix aura fait une fête immense à sa grand-mère paternelle, et nous aurons passé une quinzaine de jours à (re)découvrir les magnifiques paysages d’Australie Occidentale.

 

Quelles surprises nous attendent en Nouvelle-Zélande? Après avoir été accueillis comme nous l’avons été en Australie, nous ne nous faisons guère de souci pour la suite. D’autant qu’une de mes relations professionnelles nous ouvrira sa porte après ce long transfert, histoire de recharger un peu les batteries avant notre aventure en camping-car!

 A bientôt!