Les aventures d’une famille de Haute Savoie

Faire le tour du globe

Beaucoup l’ont rêvé - ils le font !

Laurent, Myriam et Alix, une jeune famille de Haute Savoie, effectuent le tour du monde en échangeant leur maison.  Laurent a promis de partager avec nous chaque étape de leur voyage – du départ le 4 mai 2012, jusqu’au retour le 28 février 2013 (en passant par Sydney, les Iles Cook, Adelaide, Perth, Christchurch, Hawaii, Montréal et New York).

Alors - Suivez Laurent ! - abonnez-vous à ce blog,  et vivez en direct les aventures rendues possibles par l’échange de maison.

Le Retour…

Et oui, cher lecteur, tout a une fin, et nous sommes, depuis une semaine, revenus à la réalité….

Ce retour se fait en douceur pour Myriam, qui ne reprendra le travail qu’au mois d’avril, histoire d’acclimater notre petite fille à son nouveau rythme scolaire, mais il fut un peu plus brutal pour moi, dans la mesure où j’ai repris mes activités quelques jours après notre arrivée en France, une bonne façon de ne pas trop penser, si vous voulez mon avis…..

Nous avons donc depuis peu enchainé avec frénésie les retrouvailles avec famille et amis, refait connaissance avec notre appartement, dans la mesure où nous ne trouvions rien « à sa place », nos nombreux partenaires d’échange ayant chacun légèrement réorganisé les rangements, de notre cuisine par exemple. Ajoutez à ceci une petite fille qui ne se souvient pas, après 10 mois d’absence, où se trouvent les toilettes, et vous comprenez que nous faisons depuis une semaine notre douzième et ultime échange, chez nous !

Le bilan ? Il est extraordinairement positif. Nous en avons pris plein les yeux, plein les oreilles, et surtout plein le cœur, pendant ces mois qui nous ramenaient lentement vers notre point de départ. Nous avons 100 fois validé le mode d’hébergement que nous avions naturellement choisi, et je me plais à penser que nous avons converti plus d’une de nos rencontres à l’échange de maison, à commencer par des collègues de Myriam qui nous rejoindront ce soir pour un dîner, chargé de questions, puisqu’ils ont décidé de prendre à leur tour un congé sabbatique, pour parcourir le monde en échanges !!!

Nous avons retrouvé nos résidences en parfait état, ce dont nous ne doutions pas ; nous avons réussi sans difficulté aucune à gérer à distance les petits soucis de la vie quotidienne (un four à micro-ondes acheté par correspondance suite à une panne, …), nous avons rencontré des personnes merveilleuses, et cette partie du voyage est d’ailleurs loin d’être terminée, puisque nous aurons la joie d’accueillir dès la fin du printemps toute une partie de nos partenaires d’échanges non simultanés, qui viendront passer leur partie d’échange dans l’une de nos résidences !

Nous aurons simplement  pu nous permettre d’effectuer cette longue parenthèse, dans la mesure où notre budget d’hébergement a virtuellement disparu. Nous n’aurions clairement pu nous permettre de rester aussi longtemps, de partir aussi loin, de profiter autant de la vie et de nos rencontres s’il nous avait fallu intégrer au budget de notre voyage 10 mois de locations ou de nuitées diverses et variées…

J’ai en ce moment trop de détails à régler pour penser, mais il me semble entendre une petite voix, toute faible encore, me chuchoter : « repartir, repartir, repartir………….. »

J’espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire ces notes et à voyager avec nous que j’en aurai eu à les écrire….

So long !

Laurent

Le 4 mai 2012, en escale à Londres…..

Le 25 février 2013, en escale à Londres, Alix sourit autant, ses parents un peu moins…..

La Boucle se boucle…

Oui, cher lecteur, notre voyage touche à sa fin….. Ces dix mois de voyage s’achèvent en beauté, dans la magnifique ville de New York, où nous échangeons l’appartement d’Adam et Rebecca contre notre pied à terre à Flaine, dans nos alpes natales. L’échange étant simultané, nous n’aurons pas la chance croiser ces deux-là, mais, New York City étant l’une de nos destinations favorites, nous les recontacterons lors de notre prochain passage. La Grosse Pomme, comme la surnomme affectueusement ses habitants, est un immense dédale composé de 5 boroughs, eux-mêmes découpés en de très nombreux quartiers, ayant chacun une âme propre; nous sommes ainsi pendant ce séjour d’une dizaine de jours dans Chelsea, le quartier des galeries d’art, des bars gay branchés, et de la High Line, dans un appartement situé au 14ème étage (techniquement le 13ème mais chut, ce numéro porte malheur, est n’est donc pas indiqué sur le panneau de commande de l’ascenseur, qui passe ainsi du 12 au 14ème!) d’une résidence qui fut, à l’époque de sa construction, dans les années 30, le plus grand immeuble d’habitation du monde, avec 1665 unités d’habitation au compteur! L’ensemble ceinture tout un bloc, et dispose d’un piscine semi-olympique, ainsi que d’une terrasse sur son toit, construite sur le modèle d’un pont de paquebot transatlantique, coqueluche new-yorkaise de l’époque….

 Nous partageons l’unique chambre avec Alix, nos hôtes ont préparé l’endroit dans cette attente, et nous profitons d’un feu de cheminée inattendu dans ce type de résidence!

La vue de la chambre donne sur l’Empire State Building, et nous profitons bien au chaud de la mise en lumière vespérale de cet emblème de la ville et de l’état de New York.

 

Armés de notre carte de transport en commun, qui sont ici si développés et bien organisés que l’utilisation d’une voiture est totalement inappropriée, nous partons chaque jour à la découverte d’un nouveau quartier, revenons sur les pas de précédentes visites pour constater l’évolution si rapide d’une cité en perpétuel mouvement. Ainsi, notre dernier passage, qui date d’avant la naissance d’Alix, offrait à notre vue un Ground Zero tristement vide, une sombre excavation, verrue inversée dans le quartier des affaires. Trois ans plus tard, non seulement les gratte-ciels reprennent de la hauteur, mais la tour qui succèdera en ce lieu au World Trade Center s’élève au dessus de la ligne d’horizon de South Manhattan. Un double monument à la mémoire des victimes du 11 Septembre 2001 nous émeut profondément, les noms se succèdent, gravés autour des emplacements des tours jumelles.

 

Malgré le froid, Central Park offre à longueur d’année de nombreuses opportunités de promenade, et nous déambulons sans fin sur les sentiers du parc, en observant écureuils, canards, sans oublier la foule bigarrée des touristes et des résidents; l’un de ces derniers, notre amie Barbara, qui vit ici depuis une dizaine d’années, et que nous ne manquons jamais de rencontrer, fait ainsi la connaissance d’Alix, et lui fait faire le tour du propriétaire, en l’emmenant au musée d’histoire naturelle de la ville, au zoo, à l’une des nombreuses patinoires de la cité…. pour le plus grand bonheur des deux filles.

New York est une ville de couples, ou de célibataires. Les enfants sont vus bizarrement dans les restaurants, par exemple, où les autres clients semblent les considérer comme de réels intrus.  Nous nous en faisons souvent la remarque, avec Myriam, devant l’air exaspéré de locaux obligés de faire un pas de côté devant notre petite famille se tenant par la main! Tout ça nous fait doucement rigoler, et nous nous amusons de ces réactions finalement enfantines! New York est également une ville où il fait bon ne pas cuisiner, puisque 10000 restaurants ne demandent qu’à nourrir ces millions de bouches. C’est aussi mon paradis de végétarien, et je suis ici comme un poisson dans l’eau. Nous mangeons ainsi de succulents plats végétaliens, en nous demandant comment un gâteau au chocolat sans œuf, sans crème, sans beurre peut-il être aussi délicieux…..

La météo étant favorable, nous profitons également à fond de couchers de soleil qui se succèdent, et offrent, comme ici depuis le sommet du Rockefeller Center, des vues à couper le souffle sur le quartier financier de l’île.

 

La pensée du retour commence à se faire insidieuse, et nous devons nous recaler petit à petit sur des détails que nous préférerions oublier, encore pour quelques jours…. Mais je reprends le travail dans une semaine aujourd’hui, et il est difficile de ne pas y penser. Les grands-parents d’Alix nous rappellent joyeusement que chaque jour passé est un jour qui les rapproche de leur petite fille, mais nous continuons néanmoins nos vacances, buvant la coupe jusqu’à la lie, pendant que nos partenaires d’échanges dévalent les pentes très enneigées de Flaine, station qui a en commun avec New York un magnifique « Bosquet », magistrale sculpture de Dubuffet!

 Et si nos pas nous mènent encore d’une rive à l’autre de l’East River, entre Brooklyn et Manhattan,

 

nos cœurs sont, que nous le voulions ou non, déjà entre les deux rives de l’Atlantique, et c’est depuis le Vieux Continent que je vous enverrai un dernier mot, en guise de conclusion à cette merveilleuse parenthèse….

Maudits Français

Maudits Français!!!!

 Nous sommes dans un petit bout de France! Arrivés par avion à New York City, aux USA, nous avons roulé plein nord pour rejoindre le Canada, et plus précisément nos amis Val & Greg, émigrés de longue date dans la Belle Province. Sur le continent nord-américain, les limitations de vitesse rendent les voyages par la route assez longs, et nous avons BEAUCOUP de temps pour observer les mornes plaines qui s’étirent gentiment entre Big Apple et la frontière canadienne. Le passage de cette dernière se fait sans encombre, et nous acclimate par la même occasion au chantant accent des habitants de cette flaque francophone dans un océan de langue anglaise. Le choc thermique fait partie du dépaysement, les 11°F affichés par notre auto représentent -11°Celsius…. une température moyenne l’hiver dans ce coin du Québec. Nous avons fait quelques courses de vêtements chauds dans le saint des saints, chez Patagonia, à Ventura en Californie, mais nous savons déjà que nous passerons rapidement chez les vendeurs de chaussures et d’accessoires chauds pour Alix, qui a bien grandi, et aura bien besoin d’être isolée des rudesses montréalaises!

 Nous n’avons pour cette étape aucun programme prédéfini, et nous nous laissons donc guider par le rythme et les conseils de nos hôtes-amis. Nos enfants respectifs ont la joie de se retrouver et se calent rapidement sur cette nouvelle tranche de vie, et nous partons à la découverte de Montréal, île-cité naviguant entre chaleurs étouffantes l’été, et hiver polaire.

 A cet effet, des galeries souterraines ont été creusées au fil des ans, et l’on peut ainsi passer des journées entières, magasiner et marcher 33km sans avoir à combattre les rigueurs de l’hiver. Le parc de Montroyal est évidemment recouvert d’un blanc manteau et les habitants comme les touristes profitent pour patiner, skier, ou simplement flâner en observant les écureuils qui cherchent de la nourriture. Alix se met au patin à glace aussi facilement qu’elle pratiquait les châteaux de sable il y a quelques jours sur les plages encore tièdes de Californie, nous montrant encore et toujours son étonnante capacité d’adaptation aux conditions d’hébergement, de température, d’environnements culturel et social…

 

Le ski nord-américain a son berceau dans les Laurentides, une région boisée, parsemée des lacs et de collines qui s’étend au nord de Montréal. Nous nous évadons de la vie (sub)urbaine pour une escapade de quelques jours dans cette magnifique région, et retrouvons l’un de mes confrères, distribuant les mêmes produits que moi au Canada, le temps d’un brunch dans son village natal, avec petite visite historique à la clé.

 

Nous aurons eu la chance de pouvoir rencontrer une partie du « réseau » de mes confrères à travers le monde, et aurons ainsi bénéficié de conseils sur mesure, à notre grande joie, et notre grand intérêt. Notre destination finale est Mont Tremblant, une station de ski créée de toute pièce par le groupe canadien Intrawest. Ce dernier décrit l’endroit comme la plus européenne des « resorts » (ici, on parle de centre de villégiature!) du nouveau monde, nous avons quant à nous plutôt  l’impression d’entrer dans un parc d’attraction, plus éloigné que tout ce que nous connaissons d’un village de nos Alpes. Tout est vraiment neuf, et faussement vieilli, et nous nous amusons de ce décalage entre la manière qu’ont les américains de nous représenter, et celle que nous avons de vivre…

 

En tout état de cause, luge, bonhommes de neiges, patin à glace se conjuguent dans toutes les langues, et nous nous amusons comme des fous, encore étonnés d’entendre parler français autour du nous, habitués que nous sommes devenus à la langue de Shakespeare.

La fin de notre aventure approche à grands pas, et nous revenons doucement (j’allais dire douloureusement) vers la réalité de notre futur. Je reprendrai le travail dans 15 jours exactement, et ce déjeuner confraternel m’a remis la tête dans d’autres sphères que celles à laquelle cette dernière était habituée…. Cette reprise de conscience se fait toutefois en douceur, nous avons également repris contact avec la classe d’Alix, qui fera sa rentrée des classes avec un peu de retard, le 11 mars!

Mais nous profiterons malgré tout à fond de notre dernier échange de maison, qui se déroulera dans quelques jours à Chelsea, petit quartier branché de New York City, alors qu’Adam et Rebecca viendront profiter de la neige française dans une station très européenne, dans notre appartement de Flaine! Et je vous donne ainsi, chers lecteurs, un dernier rendez-vous depuis notre futur petit coin de paradis de la 24ème rue!

 

La Californie

 

Buenos dias! Nous sommes arrivés à la dernière frontière, comme les américains nomment cette côte Ouest. La Californie a un passé mexicain, et nous le sentons immédiatement; Les panneaux de signalisation sont bilingues, les villes et villages sont baptisés  en espagnol, et l’architecture est totalement influencée par cette culture. L’hiver est niçois, et nous partons donc pour 2 semaines d’aventures sur les routes, puisque nous avons choisi pour cette portion du voyage de louer un camping-car, entre San Francisco et Los Angeles.

La Highway 1, qui longe le Pacifique entre ces deux villes, fait partie de nos rêves depuis de longues années, et nous sommes donc tout excités de pouvoir enfin suivre ce tracé mythique, après avoir passé une journée dans la ville de San Francisco, pour montrer à Alix le Golden Gate, les otaries du Pier 39, et bien sûr les célébrissimes cable cars….

  

Notre descente vers la Cité des Anges s’amorce alors, et la côte nous révèle toutes ses splendeurs, plage après plage, crique après crique, phare après phare…

 

 

 Cette partie de la Central Coast recèle également des forêts abritant les plus hauts arbres du monde, une variété de séquoia répondant au poétique nom de sequoia sempervirens (toujours vert). Nous dépassons ainsi Santa Cruz pour accéder au Big Basin State Park, où nous pourrons lire dans les cercles concentriques formant ces immenses troncs l’histoire du monde moderne, puisque certains arbres affichent 2 millénaires au compteur. Pour arriver à de tels âges, ces conifères ont développé toutes sortes de défenses; ils ne brûlent ainsi pratiquement pas, sont capables de se régénérer après une chute ou une tempête, sécrètent des insecticides repoussant notamment les termites…. tout en allant chercher le soleil à plus de 120m de hauteur. Notre promenade matinale dans la forêt est une expérience inoubliable, le soleil pénètre par raies dans le sous bois, odeurs et couleurs s’en donnent à coeur joie pour nous épater, et nous réchauffer!

La portion de route entre Monterey et San Luis Obispo est extraordinaire, nous parcourons une route accrochée aux falaises, plongeant directement vers l’océan. La conduite demande certes quelque concentration, mais nous voyons toutefois des baleines, ainsi que, au détour d’une plage, une colonie d’éléphants de mer, qui viennent mettre bas et se reposer sur une dizaine de miles de côte. Par milliers, ces mammifères s’entassent sur les plages, offrant un spectacle visuel, sonore autant qu’olfactif (Alix nous demandera souvent : »ça sent quoi, là? »). Nous en prenons une fois de plus plein les mirettes, tout en nous préparant à virer plein est, vers de paysages tout à fait différents.

Alix ayant été sage, nous avons donc décidé de ne pas la priver de désert (mes excuses pour ce jeu de mot facile, je n’ai pas pu résister!), et nous taillons donc la route vers le Parc National de Joshua Tree. U2 étant une de nos références musicales, nous approchons du Parc en écoutant l’album éponyme, et tombons en arrêt devant le spectacle offert par ces arbres de Joshué, qui forment une quasi forêt dans ce quasi désert. Le Parc lui même n’a été constitué que dans les années 30, et nous croisons donc les vestiges d’une occupation datant de cette époque, vieilles pierre, vieilles autos et anciennes mines d’or…. le Far West!

 

Le temps, comme vous le voyez, est incertain, et nous ne tardons pas à avoir la chance (!) de séjourner dans le désert sous la pluie… Nous aurons ainsi le plaisir (! again) de voir tomber une bonne partie des 5cm d’eau annuels dans les jours qui viennent…. Nous ne nous décourageons évidemment pas, et randonnons à l’entour, au milieu de fabuleuses formations granitiques, arrondies et adoucies par le vent et le sable, sur lesquelles les grimpeurs s’en donnent à coeur joie… Nous irons également explorer des canyons qui, au détour du chemin, se révèlent être de somptueuses oasis, abritant d’immenses Californian Palm Trees, des palmiers natifs.

 

Le cactus est ici évidemment roi, et ces Cholla nous offrent un étrange spectacle vespéral, hérissés de leurs magnifiques et immaculées épines….

  

Nous quittons le parc comme nous y sommes entrés, c’est à dire sous la pluie, en direction d’un autre désert, autour de la localité de Borrego Springs. C’est là, au bureau de poste, que nous ferons la connaissance d’un steward reconverti dans la restauration et les antiquités, qui vit ici depuis 6 ans, proposant à ses clients californiens nappes provençales, brocs et toiles anciens, tout en leur servant des escargots de bourgogne, ou des pains au chocolat! Rencontre improbable et si pleine d’humanité, au milieu de nulle part, et sentiment bizarre de se retrouver « à la maison », avec du personnel parlant français, une carte tout à fait digne d’un bouchon lyonnais, et une bouteille de Beaujolais sur la table! Yves nous donne quelques conseils sur les visites à faire dans le coin, notamment de curieuses sculptures qui parsèment le désert aux environs de la ville…. Alix trouve tout cela bizarre, et moi parfaitement foutraque…. J’adore!

 

Il est remarquable d’observer qu’après 3 jours de pluie, la flore s’est développée, les occotillos, cactus il y a 2 jours, se sont parés de feuilles et parfois de fleurs, et que la lavande sauvage est également en fleur!

 

La suite du voyage se déroule vers l’ouest, et nous rattrapons la côte, ainsi que la Highway 1 du côté d’Oceanside, pour remonter vers Los Angeles en longeant les fameuses plages de Newport, Laguna, Huntington et Long beach où le Queen Mary jouit de sa retraite, et avant de nous immerger dans la tentaculaire Cité des Anges. Qui nous laissera une impression mitigée; toute la misère du monde frappe en effet de plein fouet toute la richesse du monde, quelques allumés et beachbums faisant le tampon entre ces deux univers. Nous visitons un downtown LA quasi désert, et nous promenons le long de Venice beach, où les Bodybuilders pompent, les midinettes rollerskatent, et les rastas fument, au milieu d’une foule bohême, et probablement millionnaire, au vu des maisons environnantes. Hollywood nous enivre du bruit et de la fureur d’être, ou de paraître célèbre, et c’est ainsi, troublés, que nous quittons cette Californie si contrastée, capable de vendre du rire pour un dollar!

 

C’est au dessus du Nouveau-Mexique que je vous écris cette bafouille, alors même que nous rejoignons la côte est, et nos amis montréalais, chez qui nous passerons les 2 prochaines semaines. Alix ne peut plus contenir son impatience de voir sa copine Emma, et nous nous faisons une joie de retrouver ses parents, pour moitié clusiens, qui ont émigré dans la Belle Province il y a une dizaine d’années.

La suite au prochain numéro!

 

 

Hau’oli Makahiki Hou !

Ou, en français, Bonne Année!!!!!!!! Nous vous adressons depuis l’archipel d’Hawaii nos meilleurs voeux pour l’année qui commence, souhaitant que cette dernière soit remplie d’échanges fructueux!

Nous sommes arrivés il y a quelques semaines sur l’île d’Oahu, la plus peuplée de l’état, pour un magnifique échange de maison sur les hauteurs d’Honolulu, la capitale. Nous avons passé Noël avec les parents de Myriam, venus voir leur petite fille au bout du monde, pour un séjour de 3 semaines; nous avions, lors de l’organisation de notre voyage, prévu de recevoir nos parents respectifs, pour que notre petite Alix puisse retrouver sa famille malgré l’éloignement. Nos hôtes d’échange nous ont donc préparé la maison en conséquence, nous avons ainsi eu droit à un Réveillon avec sapin et cadeaux laissés à notre attention,

 

Regroupés autour d’une petite plus qu’heureuse de revoir en chair en en os, après 8 mois d’absence, ses deux jouets préférés!!!!

Le cadeau de Noël pour les Papi et Mamie était….. Un nouvel échange, d’une semaine, sur l’île de Maui, toujours à Hawaii, et nous allons donc profiter de l’hospitalité de Sue et Albert, qui passent l’hiver dans le Colorado, et viendront passer quelques jours dans notre chalet l’été prochain! Maui regroupe tous les clichés tropicaux, et cela nous convient parfaitement. Alix profite de la plage, et nous nous coulons dans le rythme tranquille de cette fin d’année, entre visites, surf, plongée et salades de fruits frais! Pour fêter la nouvelle année (avec 11 heures de retard sur vous, amis restés en Europe!), nous nous dirigeons vers le sommet de l’île, un volcan répondant au nom de Haleakala, pour observer un fabuleux lever de soleil.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée,mais le paysage et l’ambiance sont néanmoins extraordinaires. A 3200m d’altitude, il fait froid, et nous sommes heureux d’avoir le bonnet et la doudoune, que les non-tourdumondistes n’ont certainement pas mis dans leurs valises! Les nuances sur les nuages et la caldeira se succèdent à bon rythme, jusqu’à l’éclosion officielle du jour….

Echange de maison à hawaii

 

Nous serons 2 heures plus tard à nouveau au niveau de la mer, par 28°C, pour admirer les surfers de la mythique plage d’Ho’okipa….

 Sacré contraste, pour dire le moins!

 

Maui, comme toutes les îles du Pacifique, possède une côte au vent, souvent très verte, très érodée et très humide, et une côte sous le vent, la plupart du temps sèche et ventée. Nous nous promenons ainsi en passant d’un climat à l’autre, en choisissant s’il pleut ici de faire quelques kilomètres pour profiter là du beau temps! Maui recèle aussi un aquarium de renommée internationale, et Alix nous fait un festival, en courant d’un bassin à l’autre, en tirant par la manche ses grands-parents, pour aller voir qui les tortues, qui les requins, dans un enthousiasme communicatif!

 

Nos amis les bêtes nous offrirons également un spectacle ébouriffant, les baleines sont en effet également en villégiature dans les eaux chaudes de ce coin du pacifique, et « éduquent » leurs petits en faisant d’énormes sauts hors de l’eau…

 

Comme vous le lisez, nous ne nous ennuyons pas sous ces cieux cléments, mais nous préparons néanmoins notre prochaine étape, en Californie, qui ne fera, un fois n’est pas coutume, pas appel à l’échange de maison, puisque nous avons choisi le camping-car pour visiter une partie de cet immense état, entre San Francisco et Los Angeles!

Et je tenterai, au gré de nos divagations, de vous tenir au courant,

A bientôt!

 

Noël au Balcon!!

Nous sommes à Hawaii, et je puis garantir la météo de ce Noël qui ne sera pas blanc!!!

Nous sommes, après un long transfert via l’Australie, arrivés dans l’archipel et sur l’île d’Hawaii il y a déjà quelques semaines, et profitons à fond de la clémence de l’hiver sous ces latitudes. Entre 22 et 28° la nuit et le jour, quel que soit le temps qu’il fait, 25° dans l’eau…. nous voici enfin en mesure de sortir les maillots!!! Nous aurons finalement navigué entre des printemps, des automnes et des hivers tout au long de ce voyage, qui, en 10 mois, ne nous aura pas laissé vivre un été. Mais je crache dans la soupe, auriez-vous raison de penser.

L’île d’Hawaii, sur laquelle nous échangeons notre maison avec Sandra, est la plus grande île de l’archipel, et la plus récente. A elle seule, elle peut contenir toutes les autres îles sur son territoire, et elle peut se targuer de continuer à grandir chaque jour, puisque des coulées de lave se déversent continuellement, accroissant ainsi sa superficie!!! Plus récent et plus actif volcan de la planète, le Kilauea est en éruption depuis de nombreuses années, il offre une vue fantastique sur un lac de lave, notamment au crépuscule,

 

Et ses « cousins » déversent donc leur lave jusque dans la mer, dessinant une somptueuse côte. Certaines coulées sont très récentes, et Alix peut ainsi s’offrir le luxe de fouler un sol presque plus jeune qu’elle!!! Les éruptions successives nous obligent parfois à nous dérouter,

Mais le spectacle offert par notre bonne vieille terre est constant. Nous croiserons ainsi des plages de sable vert, des prairies entières recouvertes de différentes sortes et formes de lave qui, ayant refroidi plus ou moins rapidement, laissent une empreinte différente à leur passage. Certaines particules de lave ont été pulvérisées au contact de l’eau, et forme des plages d’un sable plus noir que du charbon, qu’affectionnent particulièrement les tortues de mer pour réchauffer plus efficacement leur température d’animal à sang froid.

Alix adore le spectacle (et nous également) de ces tortues, dont nous pensions qu’elles ne revenaient sur la terre ferme que pour pondre et nicher, qui montent de manière si pataude sur la plage, elles qui, sous l’eau, sont si gracieuses.

L’île d’Hawaii est très variée, elle est surnommée le petit continent, puisque l’on peut y trouver 10 des 15 climats existant sur la terre, subtropical, désertique, et même subarctique! Le point culminant se trouve en effet dépasser allègrement les 4208m, et il n’est pas rare que les nombreux dômes des télescopes qui s’y trouvent soient recouverts de neige, même en été…

La côte au vent de l’île reçoit ainsi de très fréquentes et importantes précipitations, tandis que la côte sous le vent est quasi désertique, seules quelques herbes arrivent à braver les forts courants thermiques que lèvent les différences de températures en air et eau.

Notre séjour chez Sandra se déroule merveilleusement, nous occupons sa « Guest House », et avons ainsi partagé beaucoup de temps avec elle. Elle viendra nous rendre visite pour sa part de l’échange l’été prochain, accompagnée d’une partie de sa famille!

Nous alternons des journées entières passées à visiter les nombreuses plages des alentours, ou trainons délicieusement autour de la piscine, Alix s’en donnant à coeur joie dans tous les cas! La découverte du milieu aquatique continue pour elle comme pour nous, et nous pratiquons kayak, stand up paddling, plongée sous-marine et observation des récifs coralliens en palmes, masque et tuba. Certaines plages ont célèbres pour les raies Manta, et nous aurons donc la chance de pouvoir observer ces majestueuses raies dans leur milieu naturel, au moment de leur repas, composé du plancton qu’attirent nos lampes…

Nous retrouvons à Captain Cook (c’est en effet sur cette côte que le fameux explorateur a rencontré sa fin) Alain, un de nos amis, connu à Annecy, qui s’est établi ici il y a quelques années, et a créé un centre de plongée. Les plongées sont très différentes de celles effectuées dans le lac d’Annecy en plein hiver, et nous avons plaisir à nous retrouver de temps à autre pour « parler du pays »! Alain se fait parfois envoyer du reblochon, lorsque le mal du pays gagne, et la postière ici n’est jamais très heureuse d’avoir à gérer ces odorants colis……

Le temps s’écoule donc gentiment, et nous ferons donc dans les prochains jours un saut de puce pour rejoindre notre prochain échange de maison, à Honolulu, où nous passerons 3 semaines chez Sue et Greg, qui sont déjà venus à Cluses au tout début de notre périple. Il sera aussi temps de préparer Noël, ainsi que l’arrivée prochaine des grands-parents maternels d’Alix, qui nous rejoignent pour les fêtes. Le sapin de Noël aura sans doute la forme d’un palmier, bien que les Père Noël soient légions le long des rues, nous rappelant que l’hiver est rude dans d’autres coins du monde!

Si notre emploi du temps le permet, je tenterai, chers lecteurs, de vous tenir au courant de ces fêtes un peu particulières, à la fois très loin d’une partie de la famille, et très proche d’une autre. Sans oublier les visites, de Pearl Harbour notamment, et quelques sessions de surf ou de farniente!

 

Bonnes fêtes à tous,

Nous vous offrons cet hallucinant coucher de soleil,

Laurent, Myriam et notre petite Alix!

La Nouvelle Zélande…

Nous voici en Nouvelle-Zélande! Myriam et moi rêvions de ce pays depuis fort longtemps, et notre patience est, depuis bientôt 3 semaines, largement récompensée…

Comme je crois vous l’avoir déjà dit, nous avons choisi pour visiter l’ile du Sud de louer un petit camping-car, afin de jouir d’un maximum de mobilité. Nous sommes accueillis à notre arrivée à Christchurch par Martin, une de mes relations de travail, chez qui nous passerons les 2 premières nuits de notre séjour, pour nous reposer d’un voyage un peu compliqué, et profiter de l’hospitalité Kiwi. Notre première soirée verra notre « intronisation » en tant que membres honoraires d’une confrérie nommée “HASH HOUSE HARRIERS”, dont les membres se rencontrent régulièrement pour boire de la bière et randonner….. Nous buvons et marchons donc, tout en picorant auprès de nos compagnons de promenade des idées d’itinéraires et de visites…

La découverte de Christchurch est pour nous une immense surprise, nous avions comme tout le monde entendu parler d’un tremblement de terre meurtrier, vite oublié par les media, et donc par le public, suite à l’accident nucléaire de Fukushima. La réalité de l’après-catastrophe nous frappe comme une gifle, le centre ville est toujours dévasté, des immeubles en lambeaux attendent une démolition prochaine, des terrains vagues sont autant d’anciens emplacements de maison ou de tour de bureaux, des quartiers résidentiels entiers ont été effacés de la carte, et les maisons qui restent debout affichent des angles tout à fait improbables. La reconstruction se fait très lentement, et nous demandons sans vraiment obtenir de réponse où ont été relogées les victimes du séisme…. L’émotion de notre hôte est, comme vous pouvez l’imaginer, palpable, et communicative…

Nous quittons donc Christchurch pour une balade de 3000km, traversant des paysages extraodinairement variés. La plaine côtière

Cède sa place à un paysage montagneux,

Où lacs et massifs enneigés se succèdent. Cette fin de printemps austral est tardive, et nous croiserons au long de notre périple quelques flocons de neige….

La Nouvelle-Zélande est un pays tout récent (d’un point de vue européen), et peu peuplé, 4 millions d’habitants. Seul 1 million de personnes (et 7 fois plus de moutons) résident sur l’île du Sud, et nous ne croiserons donc que peu de locaux, tous plus charmants et avenants les uns que les autres. De ce rude mode de vie découle une gentillesse et une ouverture à l’autre qui nous ravissent.

Bien qu’à des latitudes comparables à celles de la France, autour des 45°, le climat est ici très différent, à une altitude donnée. « Nos » glaciers descendent jusque vers 1200 ou 1300m, alors qu’ici, il suffit de faire quelques km depuis la plage pour aller contempler une langue glacière, à 250m d’altitude!

Les approches qui permettent de rejoindre ces glaciers ne sont guère alpines, vous l’imaginez, cher lecteur, et nous traversons donc des forêts pluviales, et les chemins sont flanqués de superbes fougères arborescentes qui culminent à une bonne quinzaine de mètres de hauteur….. Nous sommes vraiment à cent lieues de « notre » bon vieux Glacier des Bossons….

Nous alternons ainsi mer et montagne, pour notre plus grande joie, et admirons des côtes déchiquetées, avec en arrière plan des montagnes enneigées.

Après cette « éprouvante »errance, nous retrouvons le confort d’une maison grâce à Ashley, avec qui nous échangeons pour un peu plus de 15 jours à Auckland, toujours en Nouvelle-Zélande. Ce sympathique octogénaire a fait ses valises (il va s’installer chez des amis) pour nous laisser jouir de sa maison, et nous ferons de même lorsqu’il viendra en Septembre 2013 pour sa moitié d’échange non simultané. La maison est, comme d’habitude depuis le début de nos échanges, idéalement placée, à quelques centaines de mètres de la plage, et quelques km du centre ville d’Auckland. Alix dispose d’un immense parc, et d’un terrain de jeux aménagé, à 30 secondes de marche; nous reprenons ainsi notre train-train quotidien, de balades, de siestes, de rencontres avec d’autres parents (et d’autre adhérents d’Homelink Holly et Peter, avec lesquels nous n’avons pu finalisé d’échange, mais qui nous ont fait découvrir leur magnifique environnement!),

Et toujours quelques escapades d’un ou deux jours, ici par exemple à Rotorua, région volcanique aux couleurs extraordinaires,

Une bienheureuse routine, en somme! Notre rythme va bientôt commencer à s’accélérer, avec des échanges qui seront sur une cadence de 2 ou 3 semaines, et c’est bien au chaud, entre 2 plongées ou sessions de surf, que je vous raconterai la suite de nos aventures, depuis Hawaii, où nous passerons les fêtes, avec les grands-parents maternels d’Alix!

A bientôt!

Bye Bye l’Australie !

L’Australie, c’est fini (pour cette fois)…  Je vous écris depuis l’aéroport de Perth, WA, où nous attendons notre embarquement dans l’avion en partance pour la Nouvelle-Zélande et Christchurch.

Et nous refermons ainsi une parenthèse OZ (OZ = australien/australienne, N.D.L.R.) de 6 mois, presque jour pour jour… Myriam et moi partageons ce sentiment bizarre de vague à l’âme et d’excitation. Vague à l’âme dans la mesure où nous nous sommes très bien adaptés à la vie Down Under, à son rythme tranquille, aux paysages extraordinaires et aux rencontres -vous ai-je dit que j’ai croisé, sur la plage de Scarborough, par une fin d’après-midi ventée et fraiche, un de mes clients français, le monde est décidément bien petit!!!!!- et excitation, puisque la Nouvelle-Zélande est un rêve qui pour nous se réalisera dans quelques heures.

Quel bilan pouvons nous tirer de ces 6 premiers mois de vadrouille? Que l’Australie est un très grand pays, que nous n’aurons que peu exploré!

Les tracés rouges ou noirs représentent nos tribulations, en 2 séjours, puisque nous avions déjà écumé le Territoire du Nord et le Queensland lors de précédentes vacances…. Que nous aurons vraiment apprécié, également, du point de vue humain, puisque nous aurons fait de très belles rencontres ici,  rencontres d’un soir ou d’un bar, de français ou de locaux, de partenaires d’échange de maison, de leur amis et amis d’amis…….

Nous aurons aussi validé l’immense intérêt de l’échange de maison dans ce type de voyage, du double point de vue du budget (une maison du type de celle où nous logeâmes ces dernières semaines se loue ici autour des 2000 dollars la semaine), et de l’ »authenticité » de notre vie sur place, avec de vrais voisins, de vraies activités de quartiers comme par exemple la participation d’Alix à de nombreux play groups, où enfants et mamans se rejoignent pour passer du temps ensemble, à des activités psychomotrices diverses, le tout au contact des camarades du coin etc…

Toujours de l’intérêt de l’enfant, Alix aura toujours eu une chambre bien à elle, où elle aura pu passer du temps à jouer, à se développer pour et par elle même. Autant de détails que nous n’aurions jamais pu trouver dans un quelque autre type d’hébergement!

Nous aurons également eu la joie de recevoir la visite d’une première Mamie, et cette dernière de se retrouver logée, c’est le cas de le dire, à la même enseigne, de profiter également de tous ces avantages de la vie « indigène ». Alix aura fait une fête immense à sa grand-mère paternelle, et nous aurons passé une quinzaine de jours à (re)découvrir les magnifiques paysages d’Australie Occidentale.

 

Quelles surprises nous attendent en Nouvelle-Zélande? Après avoir été accueillis comme nous l’avons été en Australie, nous ne nous faisons guère de souci pour la suite. D’autant qu’une de mes relations professionnelles nous ouvrira sa porte après ce long transfert, histoire de recharger un peu les batteries avant notre aventure en camping-car!

 A bientôt!

Bienvenue au Far West!!!!!

Et oui, nous voici parvenus dans l’état le plus à l’ouest du continent australien, la bien nommée Australie Occidentale, WA (Western Australia) pour les locaux, et pour la suite. L’expression de Far West prend ici tout son sens, nous sommes en effet dans un état où la population est à peine supérieure à 2 millions d’habitants, dont 1,5 millions résident à Perth, sa capitale. L’on n’a fêté ici il n’y a que quelques années le simple fait de compter une âme par mile carré….. Perth dispute avec Honolulu, à Hawaii, le titre de grande ville la plus isolée de la terre……Ce qui laisse beaucoup de place dans cet état qui couvre le tiers du territoire australien.

Far West encore car nous sommes encore en pleine ruée vers l’or, que l’on trouve parfois sous forme de pépites reposant au sol, et de nombreux métaux précieux. Le boom minier se sent partout, dans les prix, qui explosent, et dans la population, composée majoritairement d’une classe moyenne liée à l’industrie minière d’une façon ou d’une autre….

Voici donc le tableau brossé. Nous avons été accueillis à notre arrivée à l’aéroport de Perth par des amis de nos partenaires d’échange de maison, avec lesquels nous avons rapidement sympathisé, et passons pas mal de temps. La maison se situe dans quartier de Perth nommé Subiaco, récemment gentrifié, très facile d’accès par le train, bus ou simplement à pied. Un vrai régal pour notre petite famille, qui n’est ainsi pas obligée de prendre la voiture (que nous avons également échangée) pour le moindre déplacement. Les rues sont peu passantes, et Alix parfait son équilibre en faisant de la trottinette, emprunté aux petits enfants de nos partenaires.

Nos premières semaines ont passé vite, notamment à découvrir notre environnement immédiat, et les nombreux parcs nationaux qui ourlent la ville. L’océan Indien est à quelques minutes de voiture, les couchers de soleil sont merveilleux, le surf agréable, et les aires de jeux, comme d’habitude, nombreuses et parfaitement entretenues, de quoi satisfaire les attentes de toute la famille!!!

Alix est repartie dans sa « routine », en participant à de nombreux « play groups », en allant le vendredi matin aux lectures dédiées aux enfants de la bibliothèque municipale, ou encore à la gym, pour faire comme Maman! Châteaux de sable et baignades sont de nouveau au programme, l’hiver est définitivement derrière nous, bien qu’il ai neigé il y a quelques jours dans la banlieue de Sydney!!! Un immense parc se trouve au cœur de la ville de Perth, et nous profitons également des animations organisées autour du festival des « Fleurs Sauvages », pour assister à des spectacles en plein air, ou simplement faire du bushwalking en plein centre ville.

La saison de floraison des fleurs sauvages bat donc son plein, elle attire de nombreux touristes venus admirer des champs colorés de jaune, de rose, de pourpre, et qui retomberons dans quelques semaines dans un anonymat quasi désertique. Les contrastes sont en effet saisissants, ces plantes poussent dans des endroits arides et désertiques, et je me doute que de nombreux voyageurs estivaux ne peuvent croire à cette réalité printanière et fleurie.

Comme il pleut malgré tout de temps à autre, nous hantons également les musées de la ville, qui sont pour la plupart, comme au Royaume-Uni, gratuits, et profitons d’une exposition d’art moderne prêtée par le MOMA, musée d’art moderne de New York City, en nous disant que si nous n’avons pas compris une toile, nous pourrons toujours retourner la voir lorsque nous serons sur place!

Dans la mesure où les distances sont ici énormes entre deux points d’intérêt, nous avons décidé de louer un camping car, pour la 3ème fois de notre séjour Down Under, et partons plein nord, à plus de 1000km de là, pour un endroit aussi reculé que magique, Monkey Mia. Cette longue route se fait en 5 jours,

Et nous comprenons parfaitement le sens du mot « isolement »….. Monkey Mia et Shark Bay étaient depuis longtemps dans mon collimateur, notamment en raison des dauphins résidant dans la baie, qui viennent à heure quasi fixe au bord de la plage pour observer les humains….. Alix rencontre ainsi ses premiers dauphins, et nous approchons ces derniers (ce sont plutôt eux qui s’approchent de notre kayak avec curiosité) d’un ou deux mètres… Un moment magique, qu’Alix n’absorbe sans doute pas à sa juste valeur, mais dont ses parents jouissent pleinement.

                          

Monkey Mia est aussi et surtout une plage magnifique, nous avons l’impression de nous retrouver en Polynésie, avec des couleurs de mer et de ciel complètement fantastiques.

Les rencontres sont donc, vous l’aurez compris, peu nombreuses, nous passons des heures sur la route sans croiser âme qui vive, nous régalant au passage de la faune et de la flore locales, fleurs sauvages, émeus et kangourous.

Notre périple dans le périple nous emmène dans l’Australie profonde, nous observons le mode de vie des pionniers (c’était il y a moins de cent ans!), en visitant d’anciennes fermes maintenues en état à cet effet, comme ici dans le François Péron National Park (les français ont exploré la côte ouest de WA, comme vous le voyez).

Le second point d’orgue de notre semaine se situe à -seulement- 300km de Perth, il s’agit du désert des Pinnacles, un ensemble de plusieurs milliers de troncs calcifiés, toujours debout, se dressant dans une lande semi-désertique non loin de l’Océan. La météo, variable pour dire le moins, nous permet d’admirer les lieux en restant presque secs, mais surtout en profitant d’une lumière extraordinaire, mélange de soleil couchant, d’orage et d’arc en ciel. Un délice pour les yeux,

                       

Que nous retournerons sans doute admirer avec Mamie!

Et oui, Alix attend en effet avec une impatience croissante l’arrivée très prochaine (demain, en fait) de sa Grand-Mère Roberte, qui fera, à 77 ans, le voyage depuis Genève…. seule, et sans parler anglais!!!! Nos partenaires d’échange de maison, Bob et Diane, nous ont préparé sa chambre, et nous avons déjà pu, grâce à Skype, lui faire visiter les lieux! Alix s’est fendue de quelques peintures pour accueillir comme il se doit cette courageuse Mamie, et nous nous attendons donc à passer les 2 dernières semaines de notre séjour en WA avec encore plus de cris de joie que d’habitude…. Cette Mamie était en effet institutrice, et elle sait y faire avec Alix, vous pouvez me croire….

Et voilà, cher lecteur, un condensé de nos aventures au Far West!  Notre prochaine étape n’aura guère à voir avec l’échange de maison, puisque nous passerons les 3 premières semaines de notre séjour en Nouvelle-Zélande en camping car, mais j’essaierai malgré tout de vous tenir au courant des beautés de l’île du Sud!

A bientôt donc!

Adelaide

Nous voici à Adélaïde, and Australie Méridionale, SA pour les Aussies, et pour la suite. Nous avons déjà -que le temps passe vite, même lorsqu’on en a beaucoup- effectué la moitié de notre séjour chez Peter et Heather, nos partenaires d’échange de maison, et profitons de cette fin d’hiver quelque peu rigoureux pour visiter cette partie du pays que nous ne connaissions pas du tout.

Si notre précédente destination nous offrait de magnifique levers de soleil, nous donnons ici plein ouest, et pouvons donc admirer, lorsque le temps le permet, de somptueux couchers sur la mer, dont nous ne sommes séparés que par une rue.

 

Alix s’est tout de suite sentie à l’aise dans cet appartement garni de jouets, puisque Peter et Heather sont des grands-parents qui ont la chance de voir leurs petits-enfants régulièrement, et que ces derniers sont peu ou prou de l’âge de notre petite. Sa chambre est ainsi une caverne d’Ali Baba, ou se mêlent de nombreux livres, peluches, et jouets divers. Comme partout Down Under, l’aire de jeu la plus proche est à 2 minutes de marche!

 

La résidence est installée au sud d’une immense plage, que nous parcourons dès que nous avons un moment de libre. Nous y avons déjà observé des dauphins, une otarie, et même des baleines australes, à notre grande surprise, puisque nous nous trouvons dans un golfe, assez éloignés de la mer « ouverte »….

Les possibilités de promenade à la journée sont ici infinies, nous sommes en effet au coeur de l’Australie viticole, avec Barossa, Clare, McLaren Vale à une petite heure de route. Le sud de la péninsule de Fleurieu est facilement accessible, et offre de magnifiques paysages, des ports baleiniers reconvertis au tourisme, où les cétacés, décidément peu rancuniers, reviennent s’ébattre (ici, une baleine nageant sur le dos!).

Cette côte granitique n’est pas sans rappeler la Bretagne, mais les Pins de Norfolk, espèce endémique, font la différence. De nombreux Petits Pingouins habitent aux alentours de Victor Harbour,  Alix adore prendre la pause aux côtés de ces petites bêtes (ne lui dites pas qu’il s’agit de statues!!!….).

Nous avions dans l’idée d’être beaucoup plus mobiles que lors de nos échanges de maison précédents, et nous nous organisons de manière à faire 3 séjours d’une semaine dans la région.

Notre première destination sera Kangaroo Island, surnommée la Galapagos australienne, une île qui, bien que n’étant éloignée que de 14km du continent, ne reçoit qu’une pression écologique minimale de la part de l’homme. Quelque milliers d’habitants vivent en harmonie avec les moutons, les kangourous et quelques espèces endémiques, et nous parcourons les pistes de l’île en en prenant plein les yeux. Les paysages sont sublimes,

 

La faune est facile d’accès,

 

Nous parcourons ce paradis en considérant la chance qui est la nôtre de pouvoir le fouler.

Nous avons choisi un hébergement par le bais des Parcs Nationaux australiens, et logeront dans l’ancien cottage d’un gardien de phare, et dans une « maison », construite à la fin du 19ème, pour accueillir les fils du fermier local:

Dans les deux cas, des formules on ne peut plus éloignées de l’hôtel, avec un charme fou et la sensation de voyager aussi un peu dans le temps…..

A peine remis de ces émotions, nous repartons pour un séjour d’une semaine dans l’outback, en camping car cette fois-ci, pour retrouver des paysages sauvages et arides, des kangourous et des émeus par centaines, et aussi quelques australiens, bien moins nombreux que les précédents!

Cette morte saison touristique est à la fois un avantage et un inconvénient, nous n’avons strictement pas besoin de réserver quoi que ce soit, mais les rencontres sont rares…..

Rencontres nous faisons néanmoins, avec des adhérents d’Homelink que nous avons contacté à un moment donné, mais avec lesquels, pour une raison ou pour une autre, nous n’avons pas finalisé d’échange de maison. Nous passons ainsi du temps avec Teresa et Norman, qui habitent une charmante maison à 2 pas du centre d’Adélaïde.

Nous devions échanger avec eux nos maisons, mais Norman s’est cassé la jambe, et les complications furent nombreuses, empêchant le couple de se rendre en France…. Ils nous attendaient donc de pied ferme, avec de multiples conseils de visites, des coupons de réduction, et un excellent vin de la Vallée de Barossa…..

Nous rencontrons également Kathy et Arch, d’autres Homelinkers, à l’occasion d’un brunch. Kathy est francophile, elle a appris la langue française et la maitrise parfois mieux que nous…. Puisque qu’ils suivent notre blog, ils sont au courant que notre petite Alix a 3 ans ces jours-ci, et elle a donc droit à cadeau, carte d’anniversaire, et même un gâteau avec des bougies à souffler!!!!

Adélaïde est une ville de province d’un million d’âmes. Les musées et galeries d’art sont nombreux, le centre ville est relativement réduit, et la banlieue interminable, comme souvent en Australie. Nous découvrons des Parcs nationaux à quelques kilomètres du centre ville, où les kangourous sont si sauvages qu’ils mangent dans les mains des petites filles….

 

 

Autre point fort de notre séjour, un match de football « Australian Rules », auquel nous assistons grâce aux infos laissées par nos partenaires d’échange. Sans avoir pris le temps de lire des règles de ce sport inconnu sous nos latitudes, nous nous laissons emporter par le spectacle offert par les supporters dans les tribunes, et surprendre par des règles auxquelles nous ne comprenons pas grand chose…. Cette immersion dans la vie de l’australien moyen est une expérience remarquable, et les personnes avec lesquelles nous discutons ont peine à croire que des français ont fait le déplacement!

 

Nous repartons en campervan pour une petite semaine à la découverte du sud de l’état dans quelques jours, tout en commençant d’organiser notre prochaine étape, en Australie Occidentale, où Alix aura la joie de voir sa grand-mère maternelle en chair et en os, pour la première fois depuis 6 mois!

Le printemps sera également au rendez-vous, avec paraît-il des paysages de fleurs sauvages d’une beauté exceptionnelle!

La suite au prochain numéro, donc….